Correctif - Groupe Edmond de Rothschild anticipe une croissance stable mais décevante

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(AOF) - Une erreur s'est glissée dans notre précédente dépêche concernant Groupe Edmond de Rothschild. Les perspectives macro-économiques sont bien données au nom du Groupe Edmond de Rothschild et non au nom de sa filiale Edmond de Rothschild AM (Edram). La dépêche et le titre corrigés suivent.

Dans la nouvelle édition de ses "Prévisions macro-éco", le Département de recherche économique du Groupe Edmond de Rothschild anticipe une stabilisation de la croissance mondiale à un rythme décevant. Selon le gestionnaire d'actifs, la dégradation des perspectives se reflète dans la faiblesse des taux d'intérêt. Les banques centrales conservent encore des munitions, mais le résultat des politiques de taux négatifs reste incertain en l'absence de précédent historique.

"Tant que les gouvernements ne mettent pas en place des politiques économiques visant à accroître la productivité, les banquiers centraux n'ont pas d'autre choix que d'aller toujours plus loin dans le financement de la croissance par endettement", souligne Mathilde Lemoine, la Group Chief Economist de Edmond de Rothschild.

En termes géographiques, Groupe Edmond de Rothschild note que les investissements en capitaux fixes et le commerce extérieur continueront d'exercer une influence négative sur la croissance américaine, même si cet impact sera contrebalancé par le dynamisme de la consommation et l'accroissement des dépenses du gouvernement.

De l'autre côté de la planète, au Japon, "c'est au contraire la faiblesse de la consommation qui continuera de pénaliser la croissance et devrait contraindre la Banque du Japon à assouplir davantage sa politique monétaire", prévoit Groupe Edmond de Rothschild

Du côté de la zone euro, le groupe estime que "la page de la "grande récession" est enfin tournée" et que les dépenses publiques et la reprise des marchés immobiliers resteront des facteurs de soutiens de l'activité. "Néanmoins, la remontée du prix des matières premières risque à l'avenir de peser sur la consommation des ménages, tout comme la légère perte de vitesse de la dynamique de l'emploi", prévient la Group Chief Economist de Edmond de Rothschild.

Enfin, les économies émergentes continueront de pâtir du déclin de la productivité et de la présence de surcapacités de production, avant une éventuelle stabilisation en fin d'année. "Dans ces régions du monde, la mise en œuvre de réformes structurelles semble le passage obligé pour restaurer le modèle de croissance", assure Groupe Edmond de Rothschild .

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