CORR-Trois candidats renoncent à l'aéroport de Toulouse-Blagnac

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(Corrige l'orthographe des noms des entreprises chinoises § 11) * Le gouvernement veut privatiser 49,99% de l'aéroport cette année * Macquarie, Ferrovial et AviAlliance ont jeté l'éponge * Macquarie craignait l'incertitude fiscale et réglementaire-source * AviAlliance redoutait pour sa part une surenchère-autre source * Trois candidats restent en lice, dont ADP et Vinci PARIS, 4 novembre (Reuters) - Le groupe australien d'investissement Macquarie MQG.AX , le groupe espagnol de BTP Ferrovial FER.MC et l'opérateur aéroportuaire allemand AviAlliance se sont retirés de l'appel d'offres pour la privatisation de l'aéroport de Toulouse, dans un contexte d'avenir incertain pour la réglementation des concessions en France. Macquarie et Ferrovial ont confirmé mardi, comme le rapportait Le Figaro, s'être abstenus de déposer une offre ferme le mois dernier, sans expliquer leur retrait. Selon une source proche du dossier, la décision de Macquarie s'explique par "l'incertitude fiscale et réglementaire que suggèrent les déclarations de Ségolène Royal". La ministre de l'Ecologie s'est exprimée sur les concessions accordées aux sociétés d'autoroutes, se disant favorable à une remise à plat qui permettrait de rééquilibrer le système tarifaire en faveur des automobilistes tout en taxant davantage de juteux profits que l'Autorité de la concurrence a assimilés à une rente. ID:nL6N0S43NC Ferrovial, premier actionnaire de l'aéroport londonien d'Heathrow, faisait équipe avec la société française d'investissement Ardian, qui s'est refusée à tout commentaire. Une porte-parole d'AviAlliance, concessionnaire des aéroports de Hambourg, Athènes et Budapest, a déclaré sans plus de commentaire que le groupe s'était retiré du processus. Selon une autre source proche du dossier, ce retrait n'a rien à voir avec les incertitudes actuelles sur le régime des concessions en France. AviAlliance craignait que la présence d'investisseurs chinois parmi les postulants n'entraîne une surenchère, a précisé cette source. Le consortium Capitole Alliance, dont AviAlliance faisait partie, a aussi jeté l'éponge, faisant savoir, sans précision, qu'il n'avait "pas pu réunir les conditions optimales quant aux modalités de réponse de l'appel d'offres". Capitole Alliance regroupait aussi la Banque Populaire Occitane et la Caisse d'épargne Midi-Pyrénées, deux réseaux régionaux du groupe BPCE, ainsi qu'OFI InfraVia, société de gestion spécialisée dans le secteur des infrastructures. Trois candidats restent en lice, dont deux consortiums français emmenés par Aéroport de Paris ADP.PA et Vinci Airports SGEF.PA . Le groupe canadien d'ingénierie et de construction SNC-Lavalin, qui gère 16 aéroports en France dont celui de Toulouse-Francazal, est aussi candidat aux côtés de deux investisseurs chinois, Shandong Hi-Speed Group et FPAM (FPI Group). Un porte-parole de Vinci a indiqué que le choix du candidat retenu devrait intervenir d'ici deux semaines. L'ouverture du capital de Toulouse-Blagnac, sixième aéroport français, a été annoncée le 11 juillet. L'opérateur retenu rachètera 49,99% du capital de l'aéroport détenu à 60% par l'Etat, avec une option de vente pour les 10,01% restants. La Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse conservera 25% des parts de l'aéroport et les collectivités territoriales (région Midi-Pyrénées, département de Haute-Garonne, communauté urbaine de Toulouse Métropole) 5% chacune. La plate-forme de Toulouse-Blagnac a enregistré plus de 7,5 millions de passagers en 2013 et un chiffre d'affaires de 117,4 millions d'euros pour 10,6 millions de résultat net. Elle abrite 29 compagnies aériennes régulières et propose 16 lignes nationales et 44 liaisons internationales. (Gilles Guillaume, Dominique Vidalon et Natalie Huet, avec Carlos Ruano à Madrid, Johanna Decorse à Toulouse et Ludwig Burger à Francfort, édité par Dominique Rodriguez)


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  • M4333993 le mardi 4 nov 2014 à 14:22

    Tu parles pépère ! le dossier EcoMouv avec le retournement de Royal pour juger le contrat à posteriori ... çà encourage les vocations à traiter avec un état fiable comme un âne (sic) qui recule