CORR-LEAD 2-Le parquet suédois veut interroger Assange à Londres

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(Précise que Assange est visé par une enquête et non des poursuites § 9) STOCKHOLM, 13 mars (Reuters) - Le ministère public suédois a demandé à Julian Assange l'autorisation de l'interroger à Londres où il vit reclus dans l'ambassade équatorienne depuis trois ans, a annoncé vendredi la justice suédoise. Les procureurs souhaitent également demander au fondateur de WikiLeaks de se soumettre à un test ADN. L'avocat suédois de Julian Assange a salué l'initiative de la justice suédoise tout en prévenant qu'une telle procédure risquait de prendre du temps. "Nous la saluons et c'est selon nous une grande victoire pour Julian Assange puisque ce que nous avons demandé va finalement se produire", a déclaré à Reuters Per Samuelson. Le juriste souligne toutefois que la procédure devra obtenir l'assentiment des autorités britanniques et équatoriennes, "ce qui veut dire que cela prendra du temps, même si nous sommes pressés". "Cela fait quatre ans que nous demandons cela. Il (Assange) ne souhaite rien de plus que d'avoir la possibilité (...) de donner sa version des faits et de laver sa réputation", a-t-il ajouté. Le fondateur de WikiLeaks s'est réfugié dans l'ambassade équatorienne en juin 2012 afin d'échapper à une extradition demandée par la Suède qui souhaite l'entendre sur des accusations de viol et d'agression sexuelle portées contre lui par deux bénévoles de WikiLeaks en 2010. L'Australien, qui nie les faits, dit craindre que la Suède ne l'extrade à son tour vers les Etats-Unis où il pourrait être selon lui jugé pour l'une des fuites de documents confidentiels les plus spectaculaires de l'histoire américaine. Même si la justice suédoise abandonnait l'enquête à son égard, Julian Assange ne serait pas sorti d'affaire puisque la police britannique peut l'arrêter pour avoir violé la liberté sous caution qui lui avait été accordée le temps que la justice examine le mandat d'arrêt européen émis par la Suède. Le changement de stratégie de ministère public suédois, qui exigeait jusqu'à présent l'extradition d'Assange, s'explique en grande partie par le fait que le délai de prescription de plusieurs des crimes dont il est suspecté expirera en août prochain. Dans un communiqué, la procureure générale Marianne Ny s'est dite toujours convaincue qu'un interrogatoire à Londres n'aurait pas le même poids qu'à Stockholm mais admet qu'il est "nécessaire d'accepter de telles lacunes dans l'enquête". (Daniel Dickson et Simon Johnson,; Nicolas Delame et Tangi Salaün pour le service français)

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