CORR-LEAD 2-Echauffourées à Cologne en marge d'une marche de Pegida

le , mis à jour à 23:57
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 (Merci de noter au premier paragraphe qu'il s'agit de 
demandeurs d'asile identifiés comme suspects par la police, et 
non arrêtés comme indiqué par erreur. Une répétition corrigée 
suit.) 
    par Joseph Nasr et Matthias Inverardi 
    COLOGNE, Allemagne, 9 janvier (Reuters) - La police 
anti-émeutes allemande a dispersé samedi des manifestants 
d'extrême droite qui protestaient à Cologne contre la politique 
migratoire de la chancelière Angela Merkel, ce alors que 
plusieurs dizaines de migrants ont été identifiés par la police 
comme suspects dans l'affaire des agressions sexuelles commises 
sur quelque 120 femmes lors du réveillon du nouvel an dans cette 
ville. 
    Cette série d'agressions a choqué l'Allemagne, qui a 
accueilli 1,1 million de migrants et réfugiés en 2015 en vertu 
de lois sur l'asile ardemment défendues par Angela Merkel, 
malgré de vives oppositions. 
    Peu avant que la manifestation ne commence à Cologne, la 
chancelière fédérale a durci sa politique à l'égard des 
migrants, en promettant d'expulser les migrants condamnés et de 
réduire l'afflux de réfugiés sur le long terme en Allemagne. 
    Selon la police, 1.700 personnes ont pris part au 
rassemblement organisé à Cologne par le mouvement 
anti-immigration Pegida. 
    Les manifestants, dont certains portaient des tatouages avec 
des symboles d'extrême droite, comme un crâne sous un casque de 
soldat allemand, ont scandé "Merkel doit s'en aller!" et "Voici 
la marche de la résistance nationale!". 
    Selon un porte-parole de la police, la moitié environ des 
manifestants viennent du milieu des hooligans. Certains ont 
lancé des bouteilles et des pétards en direction des agents et 
les policiers anti-émeutes ont fait usage de canons à eau pour 
disperser les agitateurs. 
     
    "TOUTE LA SEVERITE DE LA LOI" 
    Deux personnes ont été blessées lors des échauffourées et la 
police a procédé à plusieurs interpellations, a constaté un 
journaliste de Reuters.  
    Un rassemblement distinct organisé par la gauche a réuni 
selon la police 1.300 personnes près de la gare de Cologne où de 
nombreuses agressions ont été commises lors du réveillon. 
    Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a indiqué 
vendredi qu'au moins 22 migrants ayant entrepris des demandes 
d'asile avaient été identifiés à ce stade parmi les auteurs de 
ces violences en série. Au total, 32 suspects ont été identifiés 
et interrogés. Neuf sont de nationalité algérienne, huit sont 
marocains, cinq iraniens, quatre syriens et un irakien. Trois 
autres sont allemands.  
    "Le droit d'asile peut être perdu si quelqu'un est condamné 
à une peine de sursis ou de prison ferme", a déclaré la 
chancelière allemande samedi à Mayence, après une réunion de son 
parti, la CDU. 
    "Les criminels en série, qui se livrent à des vols répétés 
ou à des agressions répétées sur des femmes, doivent subir toute 
la sévérité de la loi", a ajouté Angela Merkel. 
    Le droit allemand prévoit qu'un réfugié ne peut être déporté 
vers son pays d'origine que s'il est condamné à au moins trois 
années d'emprisonnement et dans la mesure où son renvoi ne 
constitue pas un danger pour sa vie. 
    "Nous souhaitons limiter les obstacles à la déportation et à 
l'expulsion d'étrangers qui ont commis des crimes", a fait 
savoir la CDU dans un communiqué. Ces mesures exigeraient une 
modification de la loi allemande. 
 
 (Pierre Sérisier et Eric Faye pour le service français) 
 
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