CORR-LEAD 1-Des proches auraient reconnu l'homme de la Goutte-d'Or

le , mis à jour à 20:01
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 (Corrige le nom et le fait que l'homme aurait été connu des 
services de renseignement, précisions sur le message de 
revendication § 6) 
    * Des proches disent avoir reconnu l'assaillant sur photo 
    * Il serait d'origine tunisienne et non marocaine 
    * Il a prêté allégeance au chef de l'Etat islamique 
    * Son téléphone était doté d'une puce allemande 
 
    PARIS, 8 janvier (Reuters) - Des proches de l'homme abattu 
jeudi devant le commissariat de la Goutte-d'Or à Paris ont 
affirmé vendredi à la police française qu'il se dénommait Tarek 
Belgacem et qu'il était de nationalité tunisienne, a-t-on appris 
de source judiciaire.  
    Plusieurs personnes de sa famille vivant en Tunisie ont 
contacté la police judiciaire de Paris par téléphone pour dire 
que la photo diffusée par des chaînes de télévision 
correspondait à Tarek Belgacem, a précisé une source policière. 
    "C'est une piste sérieuse mais des vérifications sont en 
cours pour voir s'il s'agit bien de cette personne", a-t-on 
ajouté.  
    Le procureur de Paris avait indiqué dans la matinée que 
l'identité de l'assaillant qui projetait une action terroriste 
au nom de l'Etat islamique en représailles aux opérations 
militaires occidentales en Syrie, n'était pas établie. 
    L'homme, qui serait tunisien et non marocain, aurait indiqué 
sur son texte de revendication un autre nom que que celui qu'il 
a donné lors de son interpellation pour des faits de petite 
délinquance, a précisé François Molins sur France Inter. 
    Sur le texte de revendication retrouvé sur lui était écrit: 
"Je suis Abou Jihad Tounsi, Tarek Belgacem (Tunis)", précise la 
source policière. 
    L'agresseur, qui était armé d'un hachoir de boucher et 
portait une ceinture d'explosifs factice, s'est précipité en 
courant vers le commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris, 
un an jour pour jour après la tuerie de Charlie Hebdo. 
  
    Malgré plusieurs injonctions des deux gardiens de la paix en 
faction devant le commissariat, il a poursuivi sa course, 
provoquant des tirs en "légitime défense" des deux policiers, a 
rapporté François Molins. 
    Selon les premiers éléments de l'enquête, fournis jeudi de 
source judiciaire, les empreintes digitales de l'assaillant 
correspondaient à celle d'un ressortissant marocain né en 1995 à 
Casablanca pour un vol en réunion commis en 2012 dans le Var. Il 
avait alors déclaré s'appeler Ali Sallah. 
    François Molins, qui fait état d'un contrôle d'identité dans 
le Midi "il y a quelques mois", a estimé qu'il pourrait s'agir 
d'une fausse identité. 
    "Je ne suis pas du tout certain que l'identité qu'il a 
donnée soit réelle. Cette identité, elle a été criblée avec les 
services de renseignement, il n'est pas connu sous ce nom-là par 
les services de renseignement", a-t-il expliqué sur France 
Inter. 
    L'identité "est contredite par un papier manuscrit (...) 
qu'on trouve dans ses vêtements sur lequel il y a la profession 
de foi musulmane, un drapeau de Daech dessiné", a-t-il précisé. 
    "Il y a son nom, mais dans son nom, il se dit tunisien et 
pas marocain comme l'identité qu'il avait déclarée dans le Midi 
de la France", a ajouté François Molins.  
     
    PUCE DE TÉLÉPHONE ALLEMANDE 
    Sur ce document, l'assaillant prête également allégeance à 
Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l'Etat islamique, et "indique 
clairement que son acte est en relation avec les morts qui 
interviennent en ce moment en Syrie", a poursuivi le procureur. 
    "Il va falloir déterminer l'identité, savoir quelle est 
cette véritable identité et puis travailler sur un téléphone 
qu'on a trouvé qui est doté d'une puce allemande et sur lequel 
les enquêteurs sont en train de travailler", a-t-il déclaré. 
    Le procureur a déclaré que cette nouvelle affaire de 
terrorisme présentait "a priori toutes les apparences en termes 
de déroulement de la légitime défense". Les policiers, a-t-il 
dit, ont dû faire "face à un danger grave et imminent pour les 
personnes et le personnel du commissariat". 
    "Il franchit des barrières, les policiers lui font des 
injonctions de s'arrêter, une fois, deux fois, en tout cas ils 
le font plusieurs fois, il a la main dans son blouson et il sort 
de son blouson ce qui s'avère être un hachoir", a-t-il précisé. 
    "Malgré les injonctions, il continue à avancer donc il y a 
un policier qui tire, malgré les tirs qui l'atteignent, il 
continue encore à avancer jusqu'à ce que le deuxième tire aussi, 
qu'il soit touché mortellement et qu'il s'effondre sur le 
trottoir." 
    François Molins a souligné qu'il n'y avait "absolument 
aucune raison d'être optimiste" pour les années à venir "parce 
qu'on a une menace grandissante, une menace protéiforme" 
    "On est clairement sur un phénomène qui s'inscrit dans la 
durée et qui risque de durer plusieurs années", a-t-il dit, 
évoquant des tueries de masse comme les attentats du 13 novembre 
ou des actes isolés comme à la Goutte-d'Or. 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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