Cornelius Gurlitt veut continuer de vivre au milieu de "ses" oeuvres

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Hildebrand Gurlitt, père de Cornelius, en 1952 et le tableau Sumpflegende (Légende du marais) de Paul Klee.
Hildebrand Gurlitt, père de Cornelius, en 1952 et le tableau Sumpflegende (Légende du marais) de Paul Klee.

On aurait presque pitié de lui. Cornelius Gurlitt est un vieillard en mauvaise santé qui semble totalement dépassé par le tourbillon médiatique dans lequel il s'est bien malgré lui plongé. Cet octogénaire cachait depuis environ six décennies dans son appartement munichois de 100 m2 près de 1 500 oeuvres d'art amassées par son père. Un banal contrôle douanier dans un train en provenance de Suisse a permis de lancer une enquête sur cet homme inconnu de l'administration qui dissimulait 9 000 euros en liquide sur lui. C'est lors d'une perquisition à son domicile que les enquêteurs ont découvert que ce malade du coeur vivait dans une véritable caverne d'Ali Baba remplie de trésors dont la valeur pourrait approcher... 1 milliard d'euros.Hildebrand Gurlitt était un historien et un marchand d'art connu en Allemagne qui s'est acoquiné avec les nazis pour organiser notamment des expositions sur l'art dégénéré du XXe siècle. Tout au long de sa carrière brutalement arrêtée par un accident de voiture mortel en 1956, il a amassé dans le plus grand secret une incroyable collection. Auguste Renoir, Henri Matisse, Pablo Picasso, Marc Chagall, Paul Klee, Franz Marc, Oskar Kokoschka ou Max Beckmann... La liste des artistes présents dans le foutoir innommable de Cornelius, qui gardait ces nombreuses toiles inestimables derrière des boîtes de conserve périmées, est impressionnante."Qu'est-ce que tous ces gens veulent de moi ?"Cet homme timide, qui n'a jamais...

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