Corentin Tolisso, l'apprentissage par la douleur

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Corentin Tolisso, l'apprentissage par la douleur
Corentin Tolisso, l'apprentissage par la douleur

Deux buts de sa responsabilité, une lourde défaite et des larmes de rage. Corentin Tolisso a vécu un derby cauchemardesque dimanche à Geoffroy-Guichard. De quoi être traumatisé pour un bon moment, ou a contrario, se forger un mental de tueur..." Il a été très marqué. Ça fait partie de son apprentissage. À lui de faire abstraction des ondes négatives qu'il a eues après ce match-là. Oui, il était marqué. Oui, il en a pleuré. À l'instar de plusieurs joueurs de l'équipe, il n'a pas su gérer ce match émotionnellement." Après la lourde défaite de son OL à Saint-Étienne, Hubert Fournier n'a pas cherché à esquiver les questions sur la performance de Corentin Tolisso, battu au duel par Bayal Sall sur le premier but des Verts et complètement responsable sur le troisième de Renaud Cohade. Pas facile à encaisser quand on n'a que 20 ans, malgré une quarantaine de matchs en Ligue 1. " Le joueur doit se poser la question après le match des causes de sa contre-performance. Le contexte ? L'enjeu ? L'objectif de résultat qu'il n'a pas su appréhender ? Un élément extérieur que lui seul connaît et qui a perturbé son avant-match ? Le joueur a peut-être déjà quelques réponses pour se re-mobiliser ", analyse Stéphane Le Jeune, fondateur de SLJ Pro Team, structure qui offre des conseils en préparation mentale à des footballeurs et golfeurs professionnels. L'intervention de l'entraîneur ou de son staff ne doit intervenir que dans un second temps, " s'il y a une éventuelle demande du joueur ", estime pour sa part Joël Prébern. Consultant en préparation mentale via la société JHT Performance et collaborateur de la Fédération française de football, il considère " qu'il faut d'abord répondre à un besoin du joueur plutôt que de lui imposer une aide. Mais à partir du moment où le joueur est ouvert au dialogue, il faut éviter les remises en cause générales et se focaliser strictement sur la prestation, le match défaillant. Sinon, on plombe la confiance du joueur."
Quand Guy Roux prône l'amour
Pour éviter de plomber cette confiance, l'ancienne légende de l'AJ Auxerre, Guy Roux, a une recette bien à lui : " C'est très simple, si on aime son joueur, on va le réconforter. Une erreur ou une maladresse qui a été sanctionnée par malchance d'un but, il faut lui dire que de toute façon, cela fait partie du métier. " Comme quoi, on peut avoir le physique type du père Fouettard et être un grand sensible agissant avec doigté. Guy donne ses remèdes de grand-mère : " Au début, il faut être discret dans le réconfort, mais il ne faut pas oublier, même pas inadvertance, de lui serrer la main au moment où il sort du terrain. Le moment...

" Il a été très marqué. Ça fait partie de son apprentissage. À lui de faire abstraction des ondes négatives qu'il a eues après ce match-là. Oui, il était marqué. Oui, il en a pleuré. À l'instar de plusieurs joueurs de l'équipe, il n'a pas su gérer ce match émotionnellement." Après la lourde défaite de son OL à Saint-Étienne, Hubert Fournier n'a pas cherché à esquiver les questions sur la performance de Corentin Tolisso, battu au duel par Bayal Sall sur le premier but des Verts et complètement responsable sur le troisième de Renaud Cohade. Pas facile à encaisser quand on n'a que 20 ans, malgré une quarantaine de matchs en Ligue 1. " Le joueur doit se poser la question après le match des causes de sa contre-performance. Le contexte ? L'enjeu ? L'objectif de résultat qu'il n'a pas su appréhender ? Un élément extérieur que lui seul connaît et qui a perturbé son avant-match ? Le joueur a peut-être déjà quelques réponses pour se re-mobiliser ", analyse Stéphane Le Jeune, fondateur de SLJ Pro Team, structure qui offre des conseils en préparation mentale à des footballeurs et golfeurs professionnels. L'intervention de l'entraîneur ou de son staff ne doit intervenir que dans un second temps, " s'il y a une éventuelle demande du joueur ", estime pour sa part Joël Prébern. Consultant en préparation mentale via la société JHT Performance et collaborateur de la Fédération française de football, il considère " qu'il faut d'abord répondre à un besoin du joueur plutôt que de lui imposer une aide. Mais à partir du moment où le joueur est ouvert au dialogue, il faut éviter les remises en cause générales et se focaliser strictement sur la prestation, le match défaillant. Sinon, on plombe la confiance du joueur."
Quand Guy Roux prône l'amour
Pour éviter de plomber cette confiance, l'ancienne légende de l'AJ Auxerre, Guy Roux, a une recette bien à lui : " C'est très simple, si on aime son joueur, on va le réconforter. Une erreur ou une maladresse qui a été sanctionnée par malchance d'un but, il faut lui dire que de toute façon, cela fait partie du métier. " Comme quoi, on peut avoir le physique type du père Fouettard et être un grand sensible agissant avec doigté. Guy donne ses remèdes de grand-mère : " Au début, il faut être discret dans le réconfort, mais il ne faut pas oublier, même pas inadvertance, de lui serrer la main au moment où il sort du terrain. Le moment...

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