Corentin Tolisso assure que l'équipe a retenu la leçon

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Corentin Tolisso assure que l'équipe a retenu la leçon
Corentin Tolisso assure que l'équipe a retenu la leçon
Vendredi en conférence de presse, Corentin Tolisso a beaucoup parlé de ces " mauvaises attitudes " observées chez les Lyonnais face à Lille. Mais le jeune milieu de terrain de l'OL promet qu'on ne les reverra plus.

Corentin Tolisso, qu'avez-vous retenu de la défaite de Lille ?
On a péché en deuxième mi-temps. Les attitudes de toute l'équipe n'étaient pas bonnes, ce qui a fait que nous sommes retombés dans nos travers, comme en début de saison. On a su réveiller cette équipe de Lille, qui a su mettre deux buts et gagner ce match. Est-ce que ça nous a servi de leçon ? Oui, tout le monde s'est remis en question après cette défaite. Je l'ai dit : les attitudes n'ont pas été bonnes en seconde mi-temps contre Lille, mais on ne verra plus ce genre d'attitudes sur le terrain. Les défaites nous font apprendre et celle-ci nous a bien fait apprendre.

Hubert Fournier vous a-t-il recadré en début de semaine à propos de la suffisance de certains joueurs constatée contre Lille ?
Oui, on a analysé le match en vidéo. On a vu ce qui n'avait pas été bon. Bien sûr qu'il nous a recadrés. Car ces attitudes, on avait pu aussi les voir en début d'année. A l'époque, on allait tout droit dans la zone de relégation, ce n'était pas bon et il fallait faire un recadrage. Et ça a été fait.

A quoi est dû selon vous ce coup de mou ? A l'inexpérience de ce groupe jeune ou à cette place de leader, qui constitue une nouveauté pour beaucoup ?
Un coup de mou ? Certes, on a perdu un match sur les 22 ou 23 derniers. Donc un coup de mou... On a fait des matchs nuls contre Paris et Monaco, ce n'étaient pas de mauvais résultats. On sait que l'on ne gagne pas les matchs aussi facilement qu'avant et ça a été difficile de faire ces matchs-là. Après, je ne sais pas si c'est dû à notre jeunesse ou au coach. Mais ce n'est pas un problème et on va continuer de travailler pour gagner ce match dimanche.

« Personne ne nous voyait à cette place »

Ressentez-vous la pression de cette première place ?
Non, pas forcément. Nous sommes premiers et on n'avait pas l'intention de l'être après 27 journées. On l'est et tant mieux pour nous. Il faut continuer comme on l'a fait les semaines précédentes : ne pas se prendre la tête et jouer les matchs avec justement de bonnes attitudes. En espérant que l'on retrouvera le chemin de la victoire. Compliqué ? Certes, c'est différent, parce que vous êtes là à parler de l'Olympique Lyonnais. Nous sommes encore plus regardés qu'avant, lorsque l'on était deuxième ou troisième. C'est différent, mais on essaye de gérer la pression du mieux qu'on peut.

Avez-vous le sentiment que cette première place pèse lourd ?
Non, je ne pense pas, car il y a une sorte d'insouciance dans notre équipe. On ne se prend pas la tête à se dire que nous sommes premiers et qu'il faut absolument garder cette première place jusqu'à la fin de la saison. C'est plus Paris qui a cette pression, parce que, nous, en début d'année, on n'avait pas une équipe pour jouer le haut de tableau. Bien sûr, on voulait cette place européenne, mais personne ne nous voyait à cette place-là à ce stade de la saison. Ce n'est qu'un plus pour nous et on ne se prend pas la tête. Après, nous sommes premiers après 27 journées, donc pourquoi pas rêver. Mais il faut continuer à travailler et ne pas se prendre pour des autres. Si on refait des deuxièmes mi-temps comme celle qu'on a faite à Lille, on ne terminera même pas sur le podium. Ni même à une place européenne.

La confiance a-t-elle été altérée par les derniers résultats ?
Non. Quand on est tous ensemble, on a une grande confiance. Notre force, c'est toute l'équipe. On s'aide les uns les autres, on se connaît depuis longtemps et on sait comment on évolue chacun par rapport à l'autre. C'est cette force qui vous nous amener haut à la fin de saison, j'espère.

Comment expliquez-vous que vous marquiez beaucoup moins de buts actuellement ? Peut-on parler de blocage ?
Je ne sais pas. On pourrait dire qu'il y a eu la blessure d'Alexandre Lacazette, qui nous a manqué et sans qui ça a été difficile de marquer des buts, car c'est notre atout n°1. Mais il revient petit à petit et retrouve sa meilleure forme. On a aussi joué contre de plus grosses équipes, et c'est encore plus difficile de marquer des buts contre de grosses équipes. On travaille à l'entraînement tactiquement et techniquement pour pouvoir marquer le plus de buts. Personnellement, j'ai toujours aimé marquer des buts et être décisif. Cela me fait plaisir de marquer et d'apporter un plus à l'équipe. Mais je ne me suis pas fixé d'objectifs. Huit buts ? Oui, ça serait intéressant, encore plus si ce sont des buts importants. Mais ce n'est pas un objectif que j'ai en tête plus que ça.

« On a eu beaucoup de chance »

On parle souvent de la chance du champion. Vous sentez-vous chanceux ?
Par rapport à tous les matchs qu'on a faits, je pense qu'on a eu beaucoup de chance. Contre Nantes, on marque un but très généreux (sic) qui nous fait gagner ce match. Après, on a su revenir dans les matchs les plus difficiles. Certes, on a eu une certaine chance. Tant mieux pour nous si on a cette chance. Tant pis pour eux (Paris) s'ils ne l'ont pas. On verra bien qui est champion en fin de saison.

Que vous inspire ce match face à Montpellier, une des deux meilleures équipes avec Caen sur ce début d'année 2015 ?
On va jouer contre une très bonne équipe de Montpellier. Ils sont très bons, ils ont des objectifs, et une victoire contre nous pourrait les amener dans les cinq premiers du championnat. Ça va être une source de motivation en plus. Il va falloir faire un plus gros match qu'on ne le pensait. Et essayer de le gagner avec la manière.

Que pensez-vous de la situation de Yoann Gourcuff ?
Yoann, c'est un joueur avec lequel on a une grande chance de jouer par rapport à sa qualité technique. Il est très fort et quand il joue, ça apporte un plus à l'équipe. On sait qu'il est décisif et peut, sur une frappe ou une passe, faire en sorte de dénouer un match. C'est un joueur très important pour l'équipe. Après, que ça soit lui, Rachid (Ghezzal) ou Nabil (Fekir), qui joue en dix, il faudra être compact et jouer tous ensemble pour gagner ce match.

Comment sentez-vous Clément Grenier, toujours absent mais qui a retrouvé les terrains d'entraînement ?
On le sent beaucoup mieux. Il a plus la joie de vivre qu'auparavant, car il regoûte au terrain et retouche le ballon. J'espère pour lui comme pour nous qu'il reviendra vite sur les terrains, car c'est un très bon joueur et un très bon élément. C'était difficile pour lui, c'est sûr. Maintenant, vu qu'il était en soins, il n'était pas forcément là aux mêmes horaires d'entraînement que nous. Mais on était avec lui et on essayait de le soutenir du mieux qu'on peut.

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