Corées : pourquoi la détente est mort-née

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Les retrouvailles prévues entre les familles séparées par le rideau de fer coréen ont été annulées par Pyongyang.
Les retrouvailles prévues entre les familles séparées par le rideau de fer coréen ont été annulées par Pyongyang.

L'éclaircie aura été de courte durée. Après trois mois d'un timide rapprochement, Pyongyang et Séoul sont de nouveau à couteaux tirés et ont repris leur escalade verbale. Samedi dernier, le régime de Kim Jong-un a mis fin à la détente entrevue depuis l'été en annonçant abruptement le report indéfini des réunions des familles séparées par le rideau de fer qui devaient se tenir quelques jours plus tard. Un coup de poignard pour les 192 familles qui se préparaient fiévreusement à retrouver pour la première fois depuis 60 ans un fils, un frère ou une mère laissés de l'autre côté de la DMZ, cette frontière barbelée qui déchire la péninsule depuis 1953. Une douche froide pour la présidente Park Geun-Hye, qui espérait que ces premières rencontres depuis trois ans marqueraient un progrès, dans le droit-fil de sa "trust politik" visant à rétablir la confiance à petits pas avec le frère ennemi du Nord.

La volte-face de Kim met un terme à l'offensive de charme déployée par le dictateur nord-coréen depuis le début de l'été visant à renouer les liens avec l'extérieur mis à mal par la crise du printemps dernier. Isolé, le "leader suprême" avait multiplié les signes d'apaisement en direction de son parrain chinois, ses adversaires américains et japonais et son rival sud-coréen. Au point d'accepter une relance du parc industriel de Kaesong qu'il avait évacué en plein bras de fer avec Washington et même d'envisager une reprise des...

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