Corées : la dangereuse escalade

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À la frontière entre le Nord et le Sud, le 11 février 2016. 
À la frontière entre le Nord et le Sud, le 11 février 2016. 

Les mots sont lâchés : « Tout le monde sera heureux si Kim Jong-un tombe. C'est un criminel. S'en débarrasser ne contredit pas le droit international », a lancé vendredi Ha Tae-kyung, parlementaire du Parti Saenuri, au pouvoir à Séoul. Cet ancien activiste défenseur des droits de l'homme a appelé ouvertement à la chute du jeune dirigeant nord-coréen, en pleine escalade des tensions sur le 38e parallèle. La sortie belliqueuse de ce faucon du parti conservateur de la présidente Park Guen-hye illustre le raidissement spectaculaire des relations entre Séoul et Pyongyang depuis le quatrième essai nucléaire conduit par l'État paria, le 6 janvier.

Jeudi, la Corée du Nord a expulsé les employés des 124 entreprises sud-coréennes qui travaillaient dans le parc industriel de Kaesong, dernier reliquat de la coopération entre les frères ennemis. À bord de centaines de camions pleins comme des ?ufs, ces employés meurtris ont quitté en catastrophe cette enclave située à 10 kilomètres au nord de la frontière de barbelés, où ils employaient 54 000 ouvriers nord-coréens. « Je suis sans voix face à ce qui se passe », déplore Jang Ik-ho, directeur dans une société d'ingénierie de Kaesong. « Toutes les entreprises ont fait de leur mieux pour que tout marche et, maintenant, voilà ce qui arrive ! Qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça ? » ajoute le cadre résigné, qui a laissé derrière lui tout le matériel investi depuis une...

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