Corée : les transfuges, spectateurs impuissants

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Les Nord-Coréens qui ont rejoint le «sud» capitaliste, souvent au risque de leur vie, ne sont pas surpris par la surenchère de Pyongyang.

À Séoul

«Je n'ai pas peur.Je sais que la Corée du Nord est un tigre de papier!», affirme calmement l'homme à la peau burinée. Derrière la grande baie vitrée de son bureau, le majestueux Bukhansan, «la montagne du Nord», se découpe au-dessus de Séoul. Et tout droit, à 40 km à peine, se cache la DMZ, la ligne de front barbelée qui le sépare de son pays natal.

Oh Sehyek est un point dans l'océan de cette mégalopole de 15 millions d'habitants, capitale de la Corée du Sud, devenue sa nation d'adoption. Mais la nouvelle crise qui oppose Pyongyang à la communauté internationale réveille des souvenirs lointains et douloureux. Comme ce jour fatidique de 1999 où le jeune homme, âgé alors de 21 ans, décida soudain de franchir la rivière Tumen, qui fait office de frontière entre le royaume ermite et la Chine, de l'e...



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