Corée du Sud-Loi en vue contre l'arrogance des élites économiques

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par Ju-min Park SEOUL, 15 février (Reuters) - En Corée du Sud, le ressentiment envers le mépris témoigné par certains cadres et dirigeants du monde des affaires à l'encontre de leurs subordonnés est tel qu'une proposition de loi sera est en préparation pour sanctionner les abus les plus patents. Le texte qui sera présenté à l'Assemblée nationale, la "Loi spéciale sur la gestion éthique des conglomérats", a été surnommé la loi Cho Hyun-ah, du nom de la fille du président de la compagnie aérienne Korean Air Lines 003490.KS qui avait fait un esclandre début décembre à bord d'un avion parce qu'on lui avait servi des noix de macadamia dans un sachet plutôt que dans une assiette. ID:nL6N0UF0T6 Connue aussi sous le nom d'Heather Cho, Cho Hyun-ah avait demandé que l'Airbus A380, qui se préparait au décollage à New York, le 5 décembre, retourne à sa porte de stationnement et que le chef de cabine soit débarqué. Elle a été condamnée la semaine dernière à un an de prison. La proposition de loi prévoit d'interdire aux membres des puissants conglomérats dynastiques, les chaebols, d'exercer un emploi dans une des sociétés du groupe pendant au moins cinq ans en cas de condamnation pénale grave. "J'espère que la récente affaire concernant Cho a créé le bon contexte", a déclaré Kim Yong-nam, élu du parti conservateur au pouvoir Saenuri, à l'origine du texte. Un autre élu de l'opposition a également proposé une disposition similaire. "Il y a des appels pour que soit mis en place un outil systématique pour contrôler l'impudence des membres des familles des chaebols et les empêcher de pouvoir participer à la gestion uniquement parce qu'ils sont apparentés", a déclaré Kim Yong-nam. Selon un récent sondage réalisé auprès d'un millier de personnes, trois quarts des Sud-Coréens estiment que la conduite arrogante de ceux qui occupent une position supérieure est un problème en Corée du Sud, les familles des chaebols arrivant en tête des récriminations. Les patrons au travail, les médecins et les professeurs sont également cités comme étant beaucoup trop arrogants, selon cette enquête menée par la Fondation de la presse coréenne. Des incidents qui par le passé auraient été ignorés, ont été abondamment traités par les médias, comme l'affaire des noix de macadamia ou celle en janvier d'un employé d'un grand magasin giflé par une cliente qui exigeait un remboursement pour des vêtements déjà portés. (Avec Kahyun Yang et Sohee Kim; Danielle Rouquié pour le service français)

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