Corée du Nord- Réunions de l'Onu sur l'armement et les droits de l'homme

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    NEW YORK, 2 décembre (Reuters) - Le Conseil de sécurité des 
Nations unies se réunira le 15 décembre pour évoquer le 
programme d'armement de la Corée du Nord, tandis qu'une autre 
réunion, prévue elle aussi en décembre, sera consacrée aux 
violations des droits de l'homme du régime de Pyongyang, un 
rendez-vous que la Chine s'est efforcée d'empêcher pendant trois 
ans. 
    L'ambassadeur du Japon auprès de l'Onu Koro Bessho, 
président du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, a 
déclaré que plusieurs ministres avaient confirmé leur venue à la 
réunion du 15 décembre. 
    Selon lui, la réunion consacrée à la violation des droits de 
l'homme en Corée du Nord pourrait avoir lieu le 11 décembre. 
    La Chine a essayé, sans succès, d'empêcher trois réunions 
préalables sur cette question des droits de l'homme en réclamant 
un vote de procédure. 
    Pour avoir gain de cause dans ce type de vote, au moins neuf 
voix pour doivent être réunies et, contrairement au vote d'une 
résolution, les membres permanents du Conseil de sécurité ne 
peuvent user de leur droit de veto. 
    La tenue de cette réunion a été soutenue par neuf des 15 
pays membres (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, 
Japon, Sénégal, Suède, Ukraine et Uruguay). 
    En 2016, les Etats-Unis ont placé Kim Jong Un sur liste 
noire pour violation des droits de l'homme, provoquant la colère 
du régime de Pyongyang. 
    Un rapport clef des Nations unies publié en 2014 estimait 
que les chefs de la sécurité nord-coréens - et probablement Kim 
Jong Un lui-même - devraient être traduits en justice pour la 
mise en place d'un système étatique commettant des atrocités 
semblables à celles commises par le régime nazi. 
    Michael Kirby, président de la commission d'enquête de l'Onu 
à l'origine du rapport, avait alors déclaré que les crimes 
répertoriés par son équipe rappelaient ceux commis par les nazis 
durant la Deuxième guerre mondiale.  
    "Certains d'entre (ces crimes) sont incroyablement 
similaires", a-t-il dit à Reuters. 
    La Corée du Nord a nié à maintes reprises les accusations de 
violations des droits de l'homme et juge que les sanctions 
prises à son encontre sont responsables de la situation 
humanitaire désastreuse que connaît le pays. 
    Pyongyang se trouve sous le coup de sanctions de l'Onu 
depuis 2006 pour ses programmes de missiles balistiques et 
d'armement nucléaire. 
    "Malgré des sanctions persistantes et la pression des 
Etats-Unis et des autres puissances hostiles, mon gouvernement 
réunit tous les efforts pour améliorer la qualité de vie des 
gens et leur fournir un meilleur avenir", affirmait la 
délégation permanente de la Corée du Nord auprès de l'Onu dans 
un communiqué adressé le 14 novembre. 
 
 (Michelle Nichols; Jean Terzian pour le service français, édité 
par Benoît Van Overstraeten) 
 
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