Corée du Nord - Purge à Pyongyang : le pire est à venir

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Cette capture d'écran rendue publique le 9 décembre montre Jang Song-taek, oncle de Kim Jong-un, arrêté en pleine réunion politique.
Cette capture d'écran rendue publique le 9 décembre montre Jang Song-taek, oncle de Kim Jong-un, arrêté en pleine réunion politique.

OEdipe à Pyongyang. En purgeant manu militari son mentor Chang Song-taek, l'héritier Kim Jong-un tue le père. Dimanche, le jeune dictateur a fait arrêter en pleine réunion du Politburo son oncle, désigné par son père Kim Jong-il pour l'aider à la succession. Une purge spectaculaire relayée à la une des médias officiels, photo à l'appui. Chang, le tout puissant numéro deux du régime est attrapé comme un vulgaire voyou par des colosses en uniforme sous les yeux impavides des hauts cadres du parti. Une chute pour l'exemple, pour claironner aux élites de Pyongyang et au monde que le jeune Kim est devenu grand et que son pouvoir est désormais sans partage. Vendetta

Le propre beau-frère de Kim Jong-il est voué aux gémonies, accusés des pires crimes "antirévolutionnaires". "Malade idéologiquement, extrêmement oisif et nonchalant, il consommait des drogues et gaspillait des devises étrangères dans les casinos alors qu'il était soigné à l'étranger aux frais du parti", énumère l'agence officielle KCNA dans un réquisitoire cinglant. Sans compter son penchant pour l'alcool et les jupons. Une faiblesse qui aurait déclenché la vengeance de sa femme Kim Kyong Hui, soeur du défunt leader et furieuse de ses incartades extra-conjugales. Un cocktail violent de realpolitik stalinienne et de vendetta familiale qui devrait conduire oncle Chang vers les camps de travail, voire le peloton d'exécution. Mais à travers cette purge émancipatrice, le...

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  • LeRaleur le mercredi 11 déc 2013 à 11:36

    La France devrait prendre exemple. Ça irait beaucoup mieux.