Corée du Nord : «Le silence de Kim Jong-un est une stratégie»

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Corée du Nord : «Le silence de Kim Jong-un est une stratégie»
Corée du Nord : «Le silence de Kim Jong-un est une stratégie»

Le leader nord-coréen Kim Jong-un n'a plus été vu depuis le 3 septembre, soit plus de cinq semaines. Une absence remarquée notamment aux Jeux asiatiques qui se sont achevés samedi 4 octobre en Corée du Sud.

La présence ou non, vendredi, du maître de Pyongyang au 69ème anniversaire du Parti des travailleurs, -un événement clé en Corée du Nord-, sera largement commentée. Tandis que les caciques du régime ont démenti le caractère médical de cette absence, les spéculations vont bon train, relayées par la presse internationale : maladie grave, coup d'état, purge... Des hypothèses invérifiables dans le pays le plus fermé de la planète.

Pour tenter de démêler le vrai du faux et comprendre la stratégie de communication du régime nord-coréen, les explications de Pascal Dayez-Burgeon, normalien, agrégé d'histoire et ancien diplomate, auteur d'une «Histoire de la Corée» (Tallandier) et de «La Dynastie rouge», à paraître le 16 octobre aux Editions Perrin.

La Corée du Nord brille par son opacité. Comment un spécialiste de cet Etat parvient-il à s'informer sur l'évolution de la situation à Pyongyang ?

PASCAL DAYEZ-BURGEON. - Par le Sud, c'est la même langue. Je recueille des informations par téléphone et d'autres par Internet, sur les sites de médias et des blogs sud-coréens tenus par l'élite et très bien informés. Le téléphone passe très bien entre le Nord et le Sud. Il faut savoir que quand est mort Kim Jong-il [le père de Kim Jong-un et ancien dirigeant, décédé en 2011, ndlr], des gens au Sud ont reçu l'information dans les cinq minutes. Les journaux conservateurs et progressistes ne disent pas la même chose, il faut bien recouper les informations, car il y a aussi beaucoup d'inventions, recyclées par les Américains et les agences. On n'est jamais sûr que les informations du Sud ne soient pas téléguidées par le pouvoir, qui a mains liés avec les services secrets. Ils ont volé l'élection et ...

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