COR-Une femme pour la première fois à la présidence d'Interpol

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UNE FRANÇAISE PREND LA TÊTE D'INTERPOL
UNE FRANÇAISE PREND LA TÊTE D'INTERPOL

Bien lire § 7 que Ronald Noble reste secrétaire général.

PARIS (Reuters) - Pour la première fois de son histoire, l'organisation internationale de police Interpol sera présidée par une femme, la Française Mireille Ballestrazzi.

Mireille Ballestrazzi, 58 ans, était jusqu'à présent la numéro 2 de la police judiciaire à Paris.

Elle a été élue présidente jeudi par les pays membres réunis en assemblée générale de Rome. Elle était seule en lice, sa candidature s'étant imposée au fil des mois.

Le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est félicité de son élection, précisant qu'il soutenait sa candidature depuis plusieurs mois.

"L'attachement de la France à Interpol est grand. L'organisation y a son siège, à Lyon, la France participe activement à son fonctionnement, que ce soit par sa contribution financière ou par le nombre important de Français y travaillant", écrit-il dans un communiqué.

La France n'avait plus présidé l'organisation internationale de police depuis la nomination du préfet Ivan Barbot, en 1988.

Le poste clé est toutefois celui du secrétaire général, un poste actuellement occupé par l'Américain Ronald Noble, qui effectue son troisième mandat.

Mireille Ballestrazzi a été l'une des premières femmes commissaire en France, effectuant un parcours qui la classe parmi les "grands flics" français.

Elle a débuté au groupe de répression du banditisme de Bordeaux avant de diriger l'Office central de répression des vols d'objet d'art.

En 1993, elle a pris la direction de la police judiciaire d'Ajaccio, un poste ultra-sensible eu égard au contexte du nationalisme corse, avant de se spécialiser dans la lutte contre la délinquance en col blanc.

En 2010, elle a été élevée au grade d'inspecteur général de la police tout en participant au comité exécutif d'Interpol.

Interpol, qui compte 190 Etats membres, est une organisation de coopération policière constituant avant tout une vaste base de données pour les pays membres. Les interventions sont menées par les polices de chaque pays et son rôle est de faciliter la coordination.

Son système mondial de communication policière sécurisée favorise les échanges entre les polices du monde entier et leur donne accès à ses bases de données criminelles, précise Manuel Valls dans son communiqué.

L'organisation apporte également un soutien spécialisé aux enquêtes et offre des formations ciblées aux pays membres demandeurs.

Gérard Bon, édité par Myriam Rivet

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