COR-Projet français de médicaments en ligne jugé trop restrictif

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LE PROJET FRANÇAIS DE MÉDICAMENTS EN LIGNE JUGÉ TROP RESTRICTIF
LE PROJET FRANÇAIS DE MÉDICAMENTS EN LIGNE JUGÉ TROP RESTRICTIF

Au §6, lire que l'Autorité s'oppose à l'alignement obligatoire des prix

PARIS (Reuters) - L'Autorité de la concurrence juge trop restrictives les conditions dans lesquelles la France veut encadrer la vente de médicaments sur internet, autorisée depuis le 1er mars, et a donc rendu mercredi un avis négatif sur le projet de code de bonnes pratiques destiné aux pharmaciens.

La balle est désormais dans le camp du ministère de la Santé qui peut suivre ou non cet avis.

Le gouvernement n'avait pas suivi les recommandations de l'Autorité de la concurrence lorsqu'il avait décidé en décembre de transposer en droit français une directive européenne de 2011 autorisant la vente en ligne de médicaments.

Il avait notamment repoussé une préconisation que l'Autorité reformule mercredi d'élargir la vente en ligne à l'ensemble des médicaments délivrés sans ordonnance, y compris ceux situés derrière le comptoir du pharmacien comme l'aspirine ou les antitussifs.

L'Autorité demande en outre que les 22.000 officines françaises puissent vendre sur un seul et même site des médicaments et de la parapharmacie alors que le projet de bonnes pratiques du gouvernement les séparent.

Elle s'oppose à un alignement obligatoire des prix de vente sur internet avec ceux pratiqués en pharmacie.

Au final, elle conclut que les nombreuses dispositions restrictives du projet du gouvernement non justifiées par des considérations de santé publique marginaliseront les sites internet gérés par les pharmaciens français au profit de ceux localisés dans d'autres Etats membres de l'UE.

La vente en ligne de médicaments a déjà été autorisée dans la plupart de ces pays, mais avec des succès limités. Elle pèse à peine 3% du total des médicaments vendus dans son principal marché en Europe, l'Allemagne, où elle est pourtant possible depuis 2004.

Noëlle Mennella, édité par Dominique Rodriguez

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  • paumont1 le mercredi 15 mai 2013 à 16:39

    j'imagine sans peine les 50 000 chômeurs de plus que cette autorisation va créer, chômeurs que nous devrons payer avec nos impôts ... (pour mémoire 50 000 euros/ chômeur et par an)...