COR-Moscou conteste le projet de résolution sur l'aide en Syrie

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MOSCOU CONTESTE LE PROJET DE RÉSOLUTION ONUSIENNE SUR L'AIDE EN SYRIE
MOSCOU CONTESTE LE PROJET DE RÉSOLUTION ONUSIENNE SUR L'AIDE EN SYRIE

Correction du prénom du ministre algérien au 3e paragraphe.

MOSCOU (Reuters) - Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a jugé mardi "détaché de la réalité" le projet de résolution de l'Onu censé permettre à la population syrienne d'avoir un meilleur accès à l'aide, et a demandé à l'Occident de s'abstenir d'accusations partisanes contre le régime de Damas.

L'Australie, le Luxembourg et la Jordanie ont présenté la semaine dernière aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité leur projet de résolution visant à accroître l'aide à la Syrie.

"Nos partenaires occidentaux au Conseil de sécurité (...) ont proposé que nous coopérions à l'élaboration d'une résolution. Les idées qu'ils nous ont présentées sont absolument partisanes et détachées de la réalité", a déclaré Lavrov à l'issue d'un entretien avec son homologue algérien, Ramtane Lamamra.

Le ministre russe a estimé que le Conseil de sécurité de l'Onu ferait mieux de mettre au point une résolution condamnant les activités "terroristes" en Syrie, rapporte l'agence de presse Interfax.

Ceux qui sont à l'origine du projet de résolution sur l'aide cherchent de cette façon à faire monter la pression sur la Chine et sur la Russie en exposant leur proposition aux médias, a estimé Lavrov.

"Nous demandons qu'il y ait une action beaucoup plus forte en ce qui concerne l'humanitaire et qu'on ouvre les villes aux médicaments et aux vivres", avait déclaré lundi sur RTL Laurent Fabius.

Selon l'Onu, 9,3 millions de Syriens -près de la moitié de la population- ont besoin d'une aide humanitaire dont l'acheminement se heurte aux difficultés liées à la guerre et aux obstacles bureaucratiques émanant du gouvernement syrien.

La deuxième phase de la conférence internationale sur la paix en Syrie, dite "Genève II", s'est ouverte lundi sur les bords du lac Léman en présence des délégations du régime syrien et de l'opposition syrienne, sous la houlette du médiateur international Lakhdar Brahimi.

Gabriela Baczynska; Emmanuel Jarry et Eric Faye pour le service français

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