COR-Madrid souhaiterait recapitaliser ses banques via sa dette

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COR-Madrid souhaiterait recapitaliser ses banques via sa dette
COR-Madrid souhaiterait recapitaliser ses banques via sa dette

Correction: aux 2e et 3e paragraphes, bien lire que la BCE n'a pas été informée du projet pour Bankia.

MADRID (Reuters) - Le gouvernement espagnol envisage de recapitaliser Bankia avec des titres de dette souveraine, qui seraient échangés contre des actions de la banque en difficulté, a-t-on appris de sources gouvernementales.

"La solution a été utilisée par l'Allemagne et l'Irlande par le passé, elle est parfaitement valide (...)", a dit l'une des sources lundi à Reuters.

La source a précisé que si le gouvernement espagnol était régulièrement en contact avec la Banque centrale européenne (BCE) au sujet de la recapitalisation des banques du pays, cette dernière n'avait pas été spécifiquement informée du projet concernant Bankia.

Lors d'une conférence de presse en début d'après-midi, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a de son côté démenti toute discussion avec la BCE au sujet du sauvetage de Bankia, soulignant que la question du financement de celui-ci n'avait pas encore été tranchée.

Le titre Bankia a plongé de près de 30% lundi dans les premiers échanges à la Bourse de Madrid, réagissant ainsi à la demande formulée vendredi par la quatrième banque espagnole à Madrid d'une aide de 19 milliards d'euros.

Vers 14h40, le titre reculait encore de 12,04% à 1,38 euro alors que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes cédait 0,48% et l'indice Ibex 35 de la Bourse de Madrid 1,42%.

La montée ininterrompue des créances douteuses des banques espagnoles depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008 et les dettes des 17 régions du pays font craindre une amplification de la crise de la zone euro, surtout si Madrid était contraint de demander une aide internationale, comme l'Irlande, le Portugal et la Grèce.

Les banques espagnoles ont encore accru leurs avoirs en dette souveraine de leur propre pays le mois dernier, confirmant une tendance déjà marquée qui rend le financement de la dette de l'Espagne de plus en plus dépendant d'établissements financiers eux-mêmes en situation délicate.

La prime demandée aux investisseurs pour détenir des titres de dette espagnols plutôt qu'allemands - référence du marché obligataire - a ainsi atteint lundi un record depuis la création de la zone euro.

LE TRÉSOR DIT ÊTRE EN BONNE POSITION POUR REMBOURSER

L'écart de rendement entre les obligations espagnoles à 10 ans avec les Bunds de même échéance a ainsi atteint 512 points de base. Le rendement du papier à 10 ans émis par Madrid a atteint 6,5%, un plus haut depuis novembre 2011.

Le coût supporté par Madrid pour se financer s'approche ainsi de son record historique de 6,8% et du niveau de 7% jugé intenable sur le moyen terme.

C'est d'ailleurs à partir de ce niveau de rendement que l'Irlande et le Portugal avaient été contraints de solliciter une aide internationale.

Le Trésor espagnol s'est voulu rassurant en disant que le pays était en très bonne position pour rembourser les titres de dette arrivant rapidement à échéance.

"Nous sommes en très bonne position (pour honorer les échéances)", a déclaré Ignacio Fernandez Palomero, vice-directeur de la dette publique au sein du Trésor, faisant référence à des titres arrivant à maturité en juillet et en octobre.

Mais le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a déclaré de son côté que le pays éprouverait des difficultés à se financer s'il ne réduisait pas ses déficits.

Les craintes au sujet de l'Espagne, qui viennent se rajouter aux incertitudes entourant la Grèce, n'ont pas été sans effet sur une adjudication du Trésor italien.

Ce dernier a émis 3,5 milliards d'euros de papier à deux ans, avec un rendement moyen de 4,037% contre 3,36% pour une opération similaire il y a un mois.

Les Bourses européennes et l'euro regagnaient un peu de terrain lundi -dans des volumes d'échanges réduits en raison de la fermeture de Wall Street- à la faveur de sondages montrant que le parti de droite Nouvelle Démocratie, favorable aux plans européens de soutien, a pris un léger avantage dans les intentions de vote à trois semaines des élections législatives en Grèce.

Julien Toyer; Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Natalie Huet

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  • M5062559 le lundi 28 mai 2012 à 15:34

    Les euro bonds on vous dit! les euro bonds ! Ainsi on pourra continuer à faire la politique de l'autruche pendant quelques temps fort réduits jusqu'à ce que cela explose comme avec les sub primes.

  • LeRaleur le lundi 28 mai 2012 à 15:02

    Et qui va payer la dette le jour où l'Espagne va faire comme la Grèce. Donc très bientôt.