COR - Les "gaullistes" de l'UMP craignent des dérapages

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Correction: Bernard Accoyer n'a pas pris officiellement parti entre Fillon et Copé

PARIS (Reuters) - Plusieurs élus UMP, dont Patrick Ollier, soutien de François Fillon, et Roger Karoutchi, directeur de campagne de Jean-François Copé, ont marqué jeudi leur préoccupation face aux "risques de dérapages" du duel pour la présidence du parti.

Représentants des diverses chapelles gaullistes de l'UMP, ils soumettront une motion au congrès de novembre, baptisée "Le Gaullisme, une voie d'avenir pour la France", avec l'espoir qu'elle emporte l'assentiment du plus grand nombre et porte remède aux divisions.

"Les signataires peuvent être pour Copé, pour Fillon (...), ça dépasse très largement l'élection à la présidence de l'UMP", a souligné Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, aux côtés de Michèle Alliot-Marie, ancienne présidente du RPR, Patrick Ollier, Bernard Accoyer, et l'ex-plume de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, qui n'a pu se présenter à la présidence de l'UMP, faute du nombre requis de parrainages.

Michèle Alliot-Marie, tout comme Bernard Accoyer qui se laisse "la possibilité de ne pas choisir", a décidé de ne pas prendre parti dans la compétition entre François Fillon et Jean-François Copé, dont les entourages entretiennent une guerre larvée.

"On ne veut pas que ça prenne des proportions telles que ça menace l'unité du parti", a-t-elle déclaré à la presse. L'UMP doit être "un parti où les gens aient envie de travailler ensemble".

Roger Karoutchi a précisé qu'il rencontrerait régulièrement, à compter de la semaine prochaine, le directeur de campagne de François Fillon, Eric Ciotti, "pour que les choses se passent bien".

"Deux mois de campagne à seulement deux, c'est beaucoup de risques de dérapages, beaucoup de risques de confrontation", a-t-il concédé. "Je mentirais en disant qu'il y a zéro inquiétude".

L'ancien président de l'Assemblée Bernard Accoyer a abondé dans son sens : "Nous sommes préoccupés, un duel, ce n'est pas bon". "Le concours de biceps pour porter les parrainages, c'est ça qu'on n'aime pas", a-t-il ajouté à propos de la démonstration de force des deux camps adverses mardi lors du dépôt des paraphes.

"Nous serons les garants d'une campagne normale", a assuré Patrick Ollier.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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