COR-Les Bourses européennes clôturent en ordre dispersé

le
0
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

Correction: bien lire que le CAC 40 a terminé à un plus haut depuis août 2011 et non 2008 comme indiqué par erreur.

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé vendredi à l'issue d'une semaine positive, l'effet de chiffres de l'emploi nettement meilleurs que prévu aux Etats-Unis étant contrebalancé par un sentiment du consommateur américain très affaibli et la dégradation des perspectives économiques en Allemagne.

Les craintes que les parlementaires américains n'arrivent pas à conclure un accord pour éviter le "mur budgétaire" qui menace la reprise outre-Atlantique ont aussi pesé sur la cote.

Après la Banque centrale européenne (BCE) jeudi pour la zone euro, la Bundesbank a abaissé à son tour vendredi ses prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) allemand en 2012, de 1,0% à 0,7%, et surtout en 2013, de 1,6% à 0,4%.

À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en légère hausse, de 0,11% à 3.605,61 points, à son plus haut niveau depuis le 1er août 2011. Le Footsie a gagné 0,22% et le Dax a cédé 0,22%. L'EuroStoxx 50 a fini sur une note stable (-0,08%), après avoir atteint des pics de 18 mois cette semaine.

Sur l'ensemble de la semaine, l'indice phare de la Bourse de Paris a pris 1,03%.

Le CAC a notamment été plombé par Alcatel-Lucent (-2,94%) après l'annonce de sa prochaine sortie de l'indice au profit de Gemalto (+0,8%).

Hors CAC 40, Club Med a reculé de 4%, le groupe de loisirs ayant effacé presque tous ses gains des deux séances précédentes (+6,6%) après avoir renoncé à verser un dividende pour 2012.

A Francfort, Deutsche Telekom (-1,92%) a également été malmené, l'opérateur a annoncé jeudi qu'il réduirait son dividende dans les années à venir. La valeur a pesé sur l'indice des opérateurs télécoms en Europe, qui a perdu 0,48%.

Sur le marché obligataire, les rendements des obligations allemandes à deux ans ont touché leur plus bas niveau en quatre mois, à -0,084% au plus bas du jour, sur des anticipations de baisse des taux de la Banque centrale européenne (BCE).

Ces anticipations de baisse des taux ont contribué à peser sur la parité euro/dollar, tout comme les bons chiffres de l'emploi aux Etats-Unis. La monnaie unique, qui avait déjà signé sa plus forte baisse quotidienne du mois jeudi après les déclarations du président de la BCE Mario Draghi, recule encore de 0,15% par rapport au billet vert, autour de 1,2937 dollar.

Juliette Rouillon pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant