COR-Le père de l'affaire des disparues s'est suicidé

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LE PÈRE DES DISPARUES DE PERPIGNAN RETROUVÉ PENDU
LE PÈRE DES DISPARUES DE PERPIGNAN RETROUVÉ PENDU

Correction. Suppression de la mention de belle-mère au 13e paragraphe.

TOULOUSE (Reuters) - Francisco Benitez, le père d'Allison et l'époux de Marie-Josée, deux femmes disparues depuis le 14 juillet, s'est suicidé par pendaison lundi dans une caserne de Perpignan (Pyrénées-Orientales), a annoncé le procureur-adjoint de la ville.

Il a laissé une lettre dans laquelle "il clame son innocence" et déclare "qu'il met fin volontairement à ses jours" a précisé Luc-André Lenormand, tout en laissant entendre que des soupçons pesaient sur le légionnaire.

"C'est un témoin capital, c'est lui qui a vu pour la dernière fois sa femme et sa fille", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.

Le magistrat a ajouté que l'enquête se poursuivait pour tenter de localiser les deux femmes, tout en penchant pour une issue dramatique : "Si elles étaient vivantes ou libres de leurs mouvements, elles se seraient manifestées".

Le corps du père de famille a été découvert vers 07h00 dans les sanitaires de la caserne abritant le local de recrutement de la Légion étrangère où il travaillait. Il était vêtu de son uniforme et avait le visage dissimulé par un voile noir, "ce qui peut paraître curieux", a souligné Luc-André Lenormand.

Le parquet de Perpignan avait ouvert vendredi une information judiciaire pour donner davantage de moyens aux recherches.

Face aux soupçons qui commençaient à peser sur lui, Francisco Benitez avait déjà clamé son innocence dimanche dans une vidéo adressée à Paris Match, affirmant : "Allison, c'est toute ma vie".

UN TÉMOIN CAPITAL DISPARAÎT

"Beaucoup de choses me passent par la tête, je tiens, je tiens, mais je suis à la limite d'exploser", précisait-il, avant de remercier les proches de sa fille et de sa femme, qui mènent les recherches.

Marie-Josée Benitez, 53 ans, et Allison, 19 ans, candidate à l'élection de Miss Roussillon, n'ont plus donné signe de vie depuis le jour de leur disparition le 14 juillet.

L'épouse et la fille de l'ex-légionnaire ont quitté leur domicile à pied avec leurs valises et sans explication, selon le récit du père, en cours de séparation d'avec son épouse.

Les enquêteurs ont toutefois constaté que les cartes de paiement et les téléphones portables de deux disparues n'avaient pas été utilisés depuis le 14 juillet.

Marie-Josée Benitez aurait transmis un texto à l'une de ses deux autres filles d'une précédente relation évoquant un départ pour Toulouse, mais aucune trace de leur passage n'a été trouvée dans cette ville.

De plus, rien ne prouve que ce texto a été envoyé par Marie-Josée Benitez elle-même, a souligné Luc-André Lenormand, précisant que les enquêteurs tentaient de géolocaliser le lieu de cet envoi.

"A aucun moment madame Benitez n'a eu en direct sa fille", a-t-il dit. Le magistrat a émis des doutes sur le prétexte avancé pour un départ à Toulouse, une dispute à propos d'une facture.

Il a également jugé curieux que le père n'ait pas demandé plus d'explications sur le lieu où les deux femmes auraient dit vouloir se rendre.

Francisco Benitez, qui avait signalé le 15 juillet au commissariat la disparition de son épouse et de sa fille, a été entendu officiellement par les enquêteurs le 25 juillet.

"La disparition de ce témoin capital laisse ouvertes pour l'instant les recherches", a souligné Luc-André Lenormand.

Guillaume Serries, édité par Gérard Bon

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  • mlaure13 le lundi 5 aout 2013 à 18:11

    Encore un drame familial dans toute son horreur !...

  • vd46 le lundi 5 aout 2013 à 17:51

    pas de suicide sans feu ...