COR-L'Algérie refuse des visas à des journalistes français

le , mis à jour à 18:34
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ALGER REFUSE D'ACCORDER DES VISAS À DES JOURNALISTES FRANÇAIS
ALGER REFUSE D'ACCORDER DES VISAS À DES JOURNALISTES FRANÇAIS

PARIS (Reuters) - Correction du 9e paragraphe.

L'Algérie a refusé d'accorder des visas à des journalistes français qui devaient suivre une visite officielle du Premier ministre Manuel Valls à Alger ce week-end, notamment à celui du Monde en raison de la publication des "Panama papers".

Le refus concerne aussi deux journalistes de Canal Plus désireux de rendre compte du troisième comité interministériel de haut niveau franco-algérien, qui réunira une dizaine de ministres français samedi et dimanche à Alger, a-t-on appris de sources diplomatiques françaises.

Le refus du visa au reporter du Monde est lié à la récente publication, dans le quotidien français, d'une photographie du président Abdelaziz Bouteflika le liant au scandale des "Panama Papers" relatifs à des avoirs de personnalités dans des paradis fiscaux.

"Le Monde regrette cette décision et proteste contre cette entrave à la liberté de la presse", écrit le directeur du Monde, Jérôme Fenoglio, sur le site internet du quotidien.

Informé de ce refus, Manuel Valls a appelé mercredi son homologue algérien, Abdelmalek Sellal, pour lui faire part de son désaccord.

"Nous avons été informés de l'intention de ne pas délivrer de visas. Le Premier ministre a téléphoné mercredi à son homologue algérien pour lui faire part de son avis. Le Premier ministre algérien en a pris note", a-t-on rapporté dans l'entourage du chef du gouvernement français.

Plusieurs médias français envisagent de boycotter le voyage à Alger en signe de protestation.

"C'est une mesure de rétorsion", considère une source officielle française.

Selon cette source, l'ambassadeur de France en Algérie a engagé une démarche pour convaincre le secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères et la présidence algérienne de revenir sur leur décision.

L'ambassadeur français, Bernard Emié, avait été convoqué mercredi par les autorités algériennes à propos de la parution dans Le Monde d'une photographie du président Bouteflika qui a déplu à Alger.

"L'ambassadeur a expliqué que les lignes éditoriales d'un journal sont fixées par l'équipe éditoriale, ce qui n'a rien à voir avec le gouvernement", rapporte un diplomate français. "Les Algériens voulaient faire passer le message de leur irritation. On a pris note de leurs observations."

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères algérien a évoqué "une campagne de presse hostile à l'Algérie et à ses institutions menée en France dans différents médias".

Jeudi, le ministre algérien de l'Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, a évoqué "une ligne rouge à ne pas franchir".

Manuel Valls est attendu samedi à Alger pour une visite de deux jours qui portera notamment sur la lutte contre le terrorisme et les relations commerciales. L'Algérie cherche à diversifier son économie, très dépendante des hydrocarbures.

(Elizabeth Pineau, avec John Irish, édité par Yves Clarisse)

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  • 445566ZM il y a 8 mois

    L'argent encaissé lors de la vente du pétrole et du gaz doit être utilisé, et non entassé dans les coffres.

  • schalle6 il y a 8 mois

    Les pauvres, ils sont irrités, oh là, là!!!!!