COR-JO: la Grande-Bretagne heureuse et glorieuse en athlétisme

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LA GRANDE-BRETAGNE CUMULE LES SUCCÈS EN ATHLÉTISME À LONDRES
LA GRANDE-BRETAGNE CUMULE LES SUCCÈS EN ATHLÉTISME À LONDRES

Correction officielle: bien lire au §7 que l'Allemande Lilli Schwarzkopf, initialement disqualifiée, obtient la médaille d'argent après appel.

par Mario Andres

LONDRES (Reuters) - La Grande-Bretagne n'avait plus vu un athlète emporter un titre olympique sur ses terres depuis les Jeux de 1908 : en une folle soirée, le stade olympique de Stratford a sacré trois nouveaux héros dans une mise en scène digne des Chariots de Feu.

Entièrement pavoisées d'Union Jacks, les tribunes ont assisté au triomphe annoncé de Jessica Ennis à l'heptathlon, espéré de Mohamed Farah au 10.000 m et inattendu de Greg Rutherford à la longueur.

La victoire de Jessica Ennis était annoncée, claironnée, puisque sa silhouette s'affichait déjà sur tous les murs de Londres et à la Une des journaux.

"Darling" du public anglais depuis son titre mondial en 2009 à Berlin, l'heptathlète de Sheffield avait bien sûr évacué la pression dès la première journée de sa discipline en améliorant deux de ses records personnels.

Mais la nouvelle championne olympique, privée des Jeux de Pékin par une fracture de la hanche, a mis un point d'honneur à conclure son concours avec la manière en enlevant un dernier 800 m en forme de tour d'honneur.

Seul petit regret pour Jessica Ennis, portée autour du stade, drapeau sur les épaules, par une interminable ovation: ne pas avoir franchi la barre des 7.000 points, même si elle améliore, en 6.955 points, son record personnel et national.

La Britannique a devancé l'Allemande Lilli Schwarzkopf, médaillée d'argent après avoir été initialement disqualifiée pour non-respect des couloirs sur le 800 m, mais qui a obtenu d'être réintégrée après appel.

La Russe Tatyana Chernova obtient quant à elle le bronze.

Un temps dans la course pour le podium, la Française Antoinette Nana Djimou a finalement pris la sixième place, avec un record personnel de 6.576 points.

Greg Rutherford, même s'il disposait de la meilleure performance de l'année, n'était pas attendu à ce niveau: un bond de 8,31 m a suffi à son bonheur et à celui de 80.000 spectateurs en extase.

FRASER-PRYCE CONSERVE SON BIEN

Ce saut, réussi à son quatrième essai, a certainement confirmé au rouquin de Milton Keynes qu'il avait finalement bien fait de ne pas choisir le football, après avoir passé des tests pour Aston Villa.

"Il y a quatre ans, j'avais vécu un moment tellement dur avec la mort de mon grand-père que c'est un sentiment fabuleux", a dit l'arrière-petit-fils d'un joueur mythique d'Arsenal.

Dans un concours de faible niveau, il a dominé l'Australien Mitchell Watt (8,16 m) et l'Américain Will Claye (8,12 m).

Champion du monde en titre du 5.000 m, "Mo" Farah était bien sûr espéré lui aussi sur la plus haute marche du podium de la distance supérieure.

Il a parfaitement tenu son rang pour l'emporter devant l'Américain Galen Rupp et l'Ethiopien Tariku Bekele, le frère de Kenenisa, le champion olympique de Pékin, qui finit 4e.

D'origine somalienne, Mo Farah devient, en 27'30"42, le premier Britannique couronné sur la distance.

"Le public était tellement derrière moi, la clameur montait de plus en plus fort. Je ne vivrai plus jamais un moment pareil", a-t-il dit.

Dans cette ambiance de fête nationale, le 100 m féminin, épreuve vedette du soir sur le papier, a été totalement éclipsé.

La Jamaïcaine Shelly-Anne Fraser-Pryce y a conservé son titre en 10"75, devant la championne du monde américaine Carmelita Jeter (10"78) et sa compatriote Veronica Campbell-Brown (10"81), championne olympique du 200 m voilà quatre ans.

La Croate Sandra Perkovic a elle remporté le concours du disque féminin avec un jet à 69,11 m.

Edité par Jean Décotte

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