COR-Forte baisse du moral des investisseurs en Allemagne

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COR-Forte baisse du moral des investisseurs en Allemagne
COR-Forte baisse du moral des investisseurs en Allemagne

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MANNHEIM, Allemagne (Reuters) - Le sentiment des analystes et des investisseurs allemands accuse en juin sa baisse la plus marquée depuis octobre 1998, il y a près de 14 ans, sur fond de craintes pour la santé du secteur bancaire espagnol et pour l'avenir de la Grèce, révèle l'enquête de l'institut ZEW publiée mardi.

L'indice du sentiment économique calculé par l'institut ZEW est tombé ce mois-ci à -16,9, en deçà des prévisions les plus pessimistes des économistes interrogés par Reuters (consensus 4,0) et alors qu'il était ressorti à 10,8 en mai.

Ce recul signale que l'Allemagne, dont la vigueur économique est cruciale pour la santé de la zone euro et a permis de financer les sauvetages successifs des pays de la région, commence à pâtir des difficultés du bloc, englué dans la crise de la dette.

"C'est vraiment une surprise pour moi que le déclin soit aussi énorme", a commenté Michael Schröder, économiste de l'institut ZEW, ajoutant que la chute des exportations et le ralentissement de la croissance en Europe et en Asie avaient contribué au repli.

"Ce n'est pas juste une fluctuation mensuelle, c'est vraiment un trop gros changement pour être interprété ainsi."

Le sous-indice des conditions actuelles est ressorti à 33,2 en juin après 44,1 en mai (consensus 39,8).

"Les attentes des experts des marchés financiers sont un avertissement sévère contre une évaluation trop optimiste des perspectives économiques de l'Allemagne pour le restant de l'année", a déclaré Wolfgang Franz, président de l'institut ZEW.

"Les risques d'un déclin marqué de l'activité économique dans les pays commercialement liés à l'Allemagne sont très clairs", a-t-il ajouté, qualifiant de "précaire" la situation de la zone euro.

L'euro a faibli et les Bourses européennes se sont brièvement retournées à la baisse après la publication de l'indice ZEW.

Michael Schröder dit ne pas s'attendre à ce que l'Allemagne tombe en récession, mais estime que la première économie d'Europe traversera une période de faible croissance au vu des perspectives moroses du second semestre, en particulier dans les secteurs de la banque et de l'assurance.

L'économie allemande a crû de 0,5% au premier trimestre, soit plus que prévu, mais les derniers indicateurs économiques se sont révélés décevants. Les importations allemandes ont notamment chuté en avril à leur rythme le plus soutenu en deux ans, tandis que les exportations ont reculé plus que prévu.

Christiaan Hetzener et Sakari Suoninen, Natalie Huet pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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