COR-Erdogan lance un ultime avertissement aux manifestants

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DANS UN ?DERNIER AVERTISSEMENT?, RECEP TAYYIP ERDOGAN SOMME LES MANIFESTANTS DE QUITTER LE PARC GEZI
DANS UN ?DERNIER AVERTISSEMENT?, RECEP TAYYIP ERDOGAN SOMME LES MANIFESTANTS DE QUITTER LE PARC GEZI

Correction: bien lire que le bilan s'élève à trois morts, dans l'intertitre et au 13e paragraphe.

par Nick Tattersall et Jonathon Burch

ISTANBUL/ ANKARA (Reuters) - Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a lancé jeudi un "dernier avertissement" aux occupants du parc Gezi, aux abords de la place Taksim, dans le centre d'Istanbul, leur demandant de quitter les lieux.

"Notre patience touche à sa fin. Je lance cet avertissement pour la dernière fois. Je dis aux mères et aux pères: 's'il vous plaît, prenez vos enfants en main et faites-les sortir", a déclaré le chef du gouvernement lors d'une réunion de sa formation, le Parti de la Justice et du Développement (AKP, islamo-conservateur) lors d'une réunion à Ankara.

"Nous ne pouvons plus attendre parce que le parc Gezi n'appartient pas aux forces qui l'occupent mais au peuple (...)", a-t-il poursuivi.

Des centaines de manifestants se sont de nouveau réunis jeudi matin sur la place Taksim, défiant les précédentes injonctions du Premier ministre.

Le vice-président du Parti de la Justice et du Développement (AKP au pouvoir) avait lui aussi demander dès mercredi soir aux protestataires de quitter le parc, point de départ de la contestation fin mai.

Mais dans son intervention, Huseyin Celik a proposé aussi l'organisation d'un référendum sur le projet de développement immobilier qui a mis le feu aux poudres, sans préciser qui serait appelé ainsi à se prononcer par vote (tous les électeurs d'Istanbul ou les habitants du seul quartier de Taksim).

Star, un quotidien favorable au gouvernement, titre jeudi à la une que "la solution, c'est un référendum", tandis que Cumhuriyet, journal de gauche, très critique vis-à-vis du gouvernement islamo-conservateur, dénonce un "piège".

Pour Inan Demir, économiste en chef pour Finansbank, la proposition de référendum "apparaît comme une volte-face importante de la part du Premier ministre qui, au début des manifestations, affirmait que le projet immobilier serait de toute façon mené à bien et qu'il ne demanderait pas leur avis à 'un groupe de pillards'".

Mais, ajoute-t-il, ce "vague signal d'un référendum ne devrait pas conduire les organisateurs du mouvement de protestation à lever l'occupation du parc Gezi".

TROIS MORTS

Mercredi soir et dans la nuit, plutôt calme, la situation contrastait fortement avec celle de la veille lorsque les forces de l'ordre étaient intervenues et avaient détruit les barricades de fortune érigées par les manifestants et rouvert la place pour la première fois depuis le début de la contestation.

"Le gouvernement ne peut pas accepter que ces manifestations se poursuivent indéfiniment", a commenté Huseyin Celik, qui s'exprimait mercredi soir à Ankara après une rencontre entre Erdogan et des représentants des opposants au projet d'aménagement urbain.

"Ceux qui ont de mauvaises intentions ou ceux qui cherchent à provoquer et qui restent dans le parc devront faire face à la police", a-t-il prévenu.

Selon un bilan fourni par les autorités sanitaires turques, les troubles, qui ont éclaté après la violente intervention policière du 31 mai dernier contre les occupants du parc Gezi, ont fait trois morts, dont un policier, et environ 5.000 blessés.

A l'origine, les manifestants souhaitaient que le parc, principal espace vert du centre ville, demeure en l'état. A la suite de la brutale intervention de la police, le mouvement s'est transformé en une contestation plus générale d'Erdogan et de sa pratique du pouvoir, qu'il occupe depuis 2003.

"Il est indispensable que Gezi demeure un parc, que la violence s'arrête et que les responsables soient l'objet d'enquêtes", estime Ipek Akpinar, un architecte appartenant à la délégation qui a rencontré le Premier ministre.

Pour Recep Tayyip Erdogan, ces troubles sont le fait de puissances étrangères, de médias internationaux et de spéculateurs qui cherchent à affaiblir l'économie turque.

Pierre Sérisier, Julien Dury et Danielle Rouquié pour le service français, édité par Henri-Pierre André

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  • cedricdz le jeudi 13 juin 2013 à 15:41

    ouais il "déstabilisent" le pays... C'est qui exactement "le pays"? parce que sinon je vois pas à quoi çà leur avance de se faire taper dessus pour "déstabiliser le pays"

  • emresibe le jeudi 13 juin 2013 à 15:22

    Depuis 1924, le pays est laique avec 99% de la population musulmane. Personne ne veut islamiser le pays puisqu'il l'est déjà!!! Des abru;tis qui déstabilise un pays on en a l'exemple avec les printemps arabe résultat la mer.de et pas de dirigeant pour guiser le pays. Vive Ataturk, Vive Edogan, Vive la Turquie!!

  • M9095115 le jeudi 13 juin 2013 à 15:10

    Erdogan veut à tout prix islamiser la population et faire comme les autres apporter chaos et régression.Faut il être têtu.Attaturk a pourtant montré la bonne option