COR-Deux ans pour concrétiser l'accord de Paris sur le climat

le , mis à jour à 11:50
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DEUX ANS POUR CONCRÉTISER L'ACCORD DE PARIS SUR LE CLIMAT
DEUX ANS POUR CONCRÉTISER L'ACCORD DE PARIS SUR LE CLIMAT

par Alister Doyle et Megan Rowling

MARRAKECH, Maroc (Reuters) - Correction: Au 5e paragraphe, bien lire "100 milliards de dollars par an".

Les quelque 200 pays réunis à Marrakech dans le cadre de la COP22 se sont mis d'accord vendredi aux alentours de minuit pour définir d'ici à décembre 2018 les modalités d'application de l'Accord sur le climat conclu l'an dernier à Paris.

A l'issue de deux semaines de discussions, les délégués ont aussi demandé au futur président des Etats-Unis, le climato-sceptique Donald Trump, de revenir sa menace de dénoncer l'accord, qui prévoit de limiter la hausse des températures à moins de deux degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels. Cet engagement a été réaffirmé jeudi.

Pour que cet objectif devienne réalité, des règles d'application sont nécessaires parce que l'accord de Paris a laissé un certain nombre de points dans le vague, notamment en ce qui concerne la façon dont les pays communiqueront leurs promesses de réduction des émissions de gaz à effet de serre et comment elles seront contrôlé.

Deux ans peuvent sembler long, mais il en a fallu quatre pour mettre au point les modalités d'application du protocole de Kyoto, conclu en 1997. Kyoto n'obligeait que les seuls pays développés à réduire leurs émissions alors que l'accord de Paris demande à tous les pays de le faire.

POINT DE DÉPART

Le texte adopté vendredi rappelle aussi aux pays riches leur objectif de fournir à l'horizon 2020 une aide de 100 milliards de dollars par an (95 milliards d'euros) aux pays en développement.

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, a déclaré lors d'une conférence de presse que la COP22 de Marrakech était le point de départ pour transformer en actions les promesses faites à Paris.

"Nous continuerons sur ce chemin", a-t-il promis en appelant Donald Trump à se joindre à la bataille pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

La COP23 se tiendra l'an prochain en Allemagne mais elle sera organisée par les îles Fidji. Le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama a invité Donald Trump, qui préfère les énergies fossiles aux énergies renouvelables, à renoncer au climato-scepticisme et à se rendre aux îles Fidji pour constater de visu les effets du renforcement des tempêtes et de la hausse du niveau de la mer.

Alden Meyer, directeur de la stratégie du groupe américain Union of Concerned Scientists (USC), a souligné qu'aucun pays n'avait dit qu'il suivrait Donald Trump si le futur président des Etat-Unis décidait de dénoncer l'accord de Paris.

Les mouvements écologistes ont estimé que la COP22 de Marrakech était un pas dans la bonne direction, mais qu'il restait encore de nombreuses questions à résoudre ces deux prochaines années et notamment l'aide financière aux pays en développement.

"Les pays riches essaient de se dégager de leurs promesses d'aider les pays pauvres à couvrir les coûts" associés à la mise aux normes écologiques, a souligné Harjeet Singh d'ActionAid.

Vendredi également, 48 pays en développement ont annoncé leur intention de passer "aussi vite que possible" à 100% d'énergies renouvelables.

(Danielle Rouquié pour le service français)

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  • dupon666 il y a 11 mois

    pas etonnant que les multinat soient fanatiques de cette supercherie...100 milliards de business