COR-ArcelorMittal opposé aux sanctions contre Moscou

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ARCELORMITTAL OPPOSÉ AUX SANCTIONS CONTRE MOSCOU
ARCELORMITTAL OPPOSÉ AUX SANCTIONS CONTRE MOSCOU

par Philip Blenkinsop et Maytaal Angel

BRUXELLES (Reuters) - Bien lire que le secteur, et non ArcelorMittal, fait du lobbying

ArcelorMittal a déclaré jeudi s'opposer à des sanctions dans le dossier ukrainien, en expliquant que le secteur sidérurgique faisait actuellement du lobbying auprès de l'Union européenne pour qu'elle n'intensifie pas ses sanctions contre la Russie.

A ce jour, les sanctions occidentales ont ciblé quelques individus et une poignée d'entreprises mais les Etats-Unis et l'Europe menacent de viser des secteurs clés comme l'industrie minière et gazière si le Kremlin, après avoir annexé la Crimée, empêche le bon déroulement de l'élection présidentielle ukrainienne prévue le 25 mai.

"Notre groupe n'est pas favorable à des sanctions économiques", a déclaré à Reuters Robrecht Himpe, directeur de l'optimisation des affaires d'ArcelorMittal en Europe, en ajoutant que le secteur faisait du lobbying à Bruxelles.

Arcelor a précisé qu'en tant qu'entreprise, elle n'était pas intervenue auprès de gouvernements ou de responsables gouvernementaux à propos des sanctions touchant la Russie.

"Il y a le risque qu'elles fassent boule de neige et le risque aussi que l'autre partie riposte. Nous dépendons de la Russie pour le minerai de fer, le charbon et le gaz."

La Russie, a-t-il rappelé, fournit à l'Union européenne le tiers environ de son gaz, dont un tiers est acheminé via l'Ukraine.

ArcelorMittal, qui est le premier sidérurgiste mondial avec environ 6% de la production totale, possède une importante aciérie dans l'est de l'Ukraine dont la production a beaucoup baissé cette année.

Robrecht Himpe, qui a été nommé jeudi président d'Eurofer, l'association européenne des producteurs d'acier, a noté que les flux d'acier de l'Ukraine vers la Russie n'avaient pas été perturbés.

La crise ukrainienne a amené le Fonds monétaire international à réduire drastiquement sa prévision de croissance pour la Russie cette année, à 0,2% au lieu de 1,3%.

ArcelorMittal de son côté a revu en baisse ses projections pour la demande d'acier des anciens Etats soviétiques, tablant désormais sur une stabilité au mieux alors qu'il anticipait auparavant une hausse comprise entre 1,5% et 2,5%.

La Russie, le cinquième sidérurgiste mondial, n'absorbe que 2% de la production d'ArcelorMittal mais était considérée comme un marché de croissance pour le groupe.

(Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand)

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  • noterb1 le vendredi 16 mai 2014 à 16:11

    eh oui mais le fils de jo Biden étant entré comme administrateur de la plus grande société gazière ukrainienne il n'a pas les mêmes intérêts . devinez qui va gagner ?