Coquimbo Unido, le football après le séisme

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Coquimbo Unido, le football après le séisme
Coquimbo Unido, le football après le séisme

Mercredi dernier, un séisme a frappé le Chili et fait treize victimes. Épicentre du tremblement, la ville portuaire de Coquimbo et son club de seconde division sont aujourd'hui en pleine reconstruction. Le ballon peut-il rouler après que la terre a tremblé ? Récit d'une situation traumatique pour les membres du Coquimbo Unido.

Mercredi 16 septembre, un séisme de magnitude 8,3 frappe le Chili. Coquimbo, petite ville portuaire, est dévastée. Un paradoxe. En quechua, le nom de la ville signifie "les eaux tranquilles". D'habitude amarrés le long du port, les immenses bateaux se retrouvent à tutoyer les restaurants et innombrables vendeurs de poissons. Alors que chacun s'affaire à nettoyer ce qu'il reste des maisons, commerces ou restaurants, nombreux sont ceux qui se dirigent vers le grand stade Francisco Sánchez Rumoroso. Inaugurée en 1970, l'enceinte (actuellement en travaux en vue du Mondial des moins de 17 ans) aux 18 000 places est intacte. Après une rapide visite au stade, Víctor Hugo Castañeda, entraîneur de Coquimbo Unido, constate les dégâts : "Seuls des petits bouts de mur sont tombés. Des vitres ont aussi été cassées. C'est un stade qui accueille des matchs internationaux tout de même. Tu ne peux pas construire un tel stade dans une zone sismique sans prendre en compte ces risques."

L'entraîneur raconte les heures qui ont suivi le tremblement : "J'ai contacté tous le monde sur WhatsApp. Beaucoup de joueurs se sont ensuite rendus chez Diego Carrasco, un jeune formé au club qui vit dans la campagne. Il a secouru beaucoup de monde. Ils étaient plus de 45 ! Par chance, aucun joueur n'a été blessé. La femme de Gonzalo Menéndez (milieu de terrain argentin de vingt-deux ans, ndlr) a été touchée à la tête par un bout de pierre qui est tombé de son toit. Mais elle a été rapidement soignée." Menéndez, formé à Arsenal de Sarandí, revient sur ce traumatisme : "Je viens de déménager dans une maison. Je ne veux plus voir d'escaliers, ni d'étages. Je n'avais jamais vécu cela. Avec les Argentins de l'équipe, on a bien paniqué."

Repos forcé et match annulé


Une semaine après le séisme, le club de Coquimbo Unido tente de se reconstruire. Après une dispense de quatre jours, "los Piratas" est de retour à l'entraînement. "Le tsunami a totalement bouleversé notre routine. Le centre d'entraînement n'a pas été touché. Mais pour des raisons totalement compréhensibles, tous les joueurs n'ont pas pu venir. Avec mes adjoints, nous avons tout reprogrammé." Le match prévu ce samedi face à Everton de Viña del Mar a d'ailleurs été annulé par la Fédération chilienne. Alternative au stade Sánchez Rumoroso, la…




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