Copropriété : Urbania et Citya concluent une alliance

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Les numéros trois et quatre du secteur de syndics de copropriété ont conclu une alliance «industrielle et stratégique majeure pour élever la qualité de services proposés à leurs clients».

Les administrateurs de biens Urbania et Citya ont annoncé mercredi leurs fiançailles. Les deux groupes ne fusionnent pas. Chacun conserve son identité et son actionnariat propre. Urbania et Citya vont constituer une structure associative commune, baptisée «Odyssée» et gérée à parité. Implantés dans des régions différentes (Grand Ouest et Paca pour Citya et Ile-de-France et Rhône-Alpes pour Urbania), ils espèrent atteindre une taille critique dans toute la France face aux mastodontes du secteur. «Avec cette alliance, nous allons passer au deuxième rang du secteur, derrière Foncia, mais devant Nexity (Gestrim et Lamy)», revendique Nicolas Jacquet, président exécutif d'Urbania. À elles deux, elles gèrent 600.000 lots de copropriétés comme syndics (via 200 agences) et 120.000 en gérance.

Ces deux spécialistes de la copropriété espèrent moderniser et optimiser la gestion de leurs réseaux en coopérant pour le développement d'outils informatiques, le partage des actions de formation des salariés, le développement des outils de service aux clients et la valorisation de la médiation. Précurseur, Urbania a déjà mis en place un médiateur indépendant pour le traitement des litiges à la clientèle.

Projets d'investissements

Les deux sociétés vont aussi étudier «de possibles coopérations en matière d'assurances, de prestations techniques et de transactions (immobilières)», ce dernier secteur représentant environ 10% de leur chiffre d'affaires. Bien que très indépendantes, elles ont «des projets d'investissements communs», révèle Philippe Briand, président fondateur de Citya. Urbania, qui a été racheté en 2010 par la société d'investissement française IPE (Investors in Private Equity), a d'autres projets. «35 millions d'euros vont être injectés dans Urbania pour une croissance interne par le biais de recours aux fonds propres, à des financements bancaires et des cessions d'activités périphériques», précise de son côté Philippe Nguyen, le président d'IPE.

Ce dernier est également en train de lever des fonds auprès «de grands investisseurs institutionnels, de fonds souverains et de family offices» pour développer Urbania dans le secteur de l'administration de biens en Europe.

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