Copenhague : un suspect d'origine palestinienne radicalisé en prison

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Copenhague : un suspect d'origine palestinienne radicalisé en prison
Copenhague : un suspect d'origine palestinienne radicalisé en prison

La personnalité d'Omar El-Hussein, un Danois de 22 ans auteur présumé des deux fusillades meurtrières de Copenhague (Danemark), se dessine peu à peu, celle d'un petit délinquant qui s'est radicalisé en prison. Selon le journal danois «Ekstra Bladet», quarante-cinq minutes avant la première fusillade, il aurait partagé une vidéo de propagande en arabe pour le jihad sur Facebook, déjà postée sur Internet le 5 février.  Il n'y apparaît pas.

S'il est bien l'homme qu'ils ont abattu dimanche dans la nuit, les enquêteurs devront comprendre comment il a pu semer la terreur armé d'un fusil-mitrailleur, deux semaines après avoir fini de purger une peine de prison pour une agression au couteau.

Ses parents, des Palestiniens, avaient rejoint le Danemark via un camp de réfugiés en Jordanie, selon le quotidien «Politiken». Cette histoire douloureuse d'une famille chassée de chez elle par les conflits semble avoir modelé sa vision du monde. «Il adorait discuter de l'islam. En particulier, il débattait souvent du conflit israélo-palestinien. Il n'avait pas peur de dire qu'il détestait les Juifs», raconte un ancien camarade de lycée au journal «Ekstra Bladet». Pour autant, rien ne laissait présager à ceux qui l'ont fréquenté qu'il irait jusqu'à cibler les participants à un débat sur l'islamisme et la liberté d'expression, puis une synagogue, tuant deux personnes.

Interrogé par le «Jyllands Posten», son père  s'est dit «aussi choqué que le reste du monde». Ceux qui l'ont connu, dont une ancienne camarade de classe, l'ont décrit comme quelqu'un d'intelligent et de serviable, mais avec une face sombre. Il paraissait impulsif, trait de caractère que sa toxicomanie a pu empirer, et était un musulman pratiquant.

«Il avait parfois un comportement assez agressif, mais sinon il était gentil et très intelligent. Il avait de bonnes notes à l'école, avait des amis et était un bon camarade», a affirmé Julie, qui l'a connu ...

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