Copé prêt à s'effacer en cas de retour de Sarkozy

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JEAN-FRANÇOIS COPÉ PRÊT À S'EFFACER EN CAS DE RETOUR DE NICOLAS SARKOZY EN 2017
JEAN-FRANÇOIS COPÉ PRÊT À S'EFFACER EN CAS DE RETOUR DE NICOLAS SARKOZY EN 2017

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé s'est posé dimanche en héritier de Nicolas Sarkozy dans sa campagne pour la présidence d'une UMP qu'il veut "décomplexée" pour arracher en 2017 le pouvoir à un président socialiste figé selon lui dans un "conservatisme absolu".

Contrairement à François Fillon, son principal rival, l'actuel secrétaire général de la principale formation d'opposition clame sa fidélité totale à l'ancien président.

"J'ai résolument décidé de m'inscrire dans les pas de Nicolas Sarkozy", a déclaré sur BFM TV Jean-François Copé, qui a pourtant admis avoir eu des divergences de vues avec son nouveau modèle avant de nouer avec lui "un lien très fort et très affectif" pendant la dernière campagne présidentielle.

D'ailleurs, s'il briguera la présidence de l'UMP lors du scrutin interne du 18 et 25 novembre, primaire avant l'heure pour 2017, Jean-François Copé s'effacera dans cinq ans si Nicolas Sakorzy décidait de revenir au premier plan.

"Quelle que soit sa décision, je serai aux côtés de Nicolas Sarkozy", a-t-il dit, n'excluant donc pas un tel retour.

"Je pense que la route est longue, que cinq années c'est une éternité, qu'il peut se passer, qu'il va se passer énormément de choses", a-t-il ajouté, tout en précisant ne pas connaître les intentions de l'ancien président. "C'est une décision très intime, très personnelle, je ne peux pas me substituer à lui."

Pour l'instant, Jean-François Copé consacre toutefois toute son énergie à sa lutte contre François Fillon, auquel il voit un avenir, mais comme maire de Paris en 2014.

"Il est à l'évidence le mieux placé pour cela", a-t-il dit.

UN ROI QUI NE GOUVERNE PAS

Il a fixé pour objectif de créer une "vague bleue" en 2017 pour chasser les socialistes du pouvoir, dont François Hollande ne fait rien selon lui.

"On a un roi qui ne gouverne pas", a-t-il dit en comparant le président aux dirigeants espagnols, italiens ou allemands qui, eux, mèneraient les indispensables réformes structurelles.

"Le seul (pays) qui est à l'arrêt aujourd'hui, c'est le nôtre", a-t-il estimé en prédisant au pays une "catastrophe économique et sociale" si les choses ne changent pas. "Il n'y a plus aucune impulsion qui est donnée."

Même si François Hollande n'est au pouvoir que depuis moins de quatre mois, "la marque de fabrique" s'imprime dans les 100 premiers jours de mandat, a ajouté Jean-François Copé.

"Cette présidence est probablement la plus conservatrice que nous ayons eue depuis 1945", a-t-il dit.

Pour reconquérir le pouvoir, il faut selon lui que la droite soit elle-même, républicaine, moderne et opposée au "politiquement correct".

"La droite, elle doit être décomplexée, collée au terrain", a-t-il souligné en refusant l'octroi du droit de vote aux immigrés aux élections locales et en s'en prenant aux 35 heures, qui doivent être remplacées par des négociations sur la durée du temps de travail par branche et par entreprise.

Yves Clarisse

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