Copé met en garde le Medef contre le "piège" du pacte Hollande

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JEAN-FRANÇOIS COPÉ CRITIQUE LE PACTE PROPOSÉ PAR FRANÇOIS HOLLANDE
JEAN-FRANÇOIS COPÉ CRITIQUE LE PACTE PROPOSÉ PAR FRANÇOIS HOLLANDE

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé a mis en garde mercredi le Medef contre le "piège" du pacte proposé par François Hollande aux entreprises, soulignant que le patronat ne devait pas troquer les exigences du redressement économique "contre un plat de lentilles".

Le président de l'UMP a estimé lors d'une conférence de presse que le pacte de responsabilité évoqué par le chef de l'Etat lors de ses voeux, et notamment son projet de baisse des charges, ne verrait pas le jour "parce qu'il est incapable de baisser les dépenses et qu'il n'a pas de majorité pour cela".

"Une nouvelle version du hollandisme serait-elle née après vingt mois au pouvoir? Non. François Hollande a fait comme à son habitude, il a inventé un nouveau concept creux", a-t-il commenté, réfutant tout "tournant" social-libéral.

Des responsables de l'UMP, comme l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ou les anciens ministres Valérie Pécresse et Bruno Le Maire, ont dit "Chiche!" à François Hollande tout en exprimant des réserves sur la capacité du président à mettre en accord ses promesses avec ses actes.

Dans un entretien publié samedi par Le Monde, le président du Medef, Pierre Gattaz, s'était déclaré "rassuré" par le discours du chef de l'Etat et "prêt à jouer le jeu", promettant la création d'un million d'emplois en cinq ans en échange notamment d'une baisse des charges.

"Je mets en garde contre ce piège : François Hollande, en parlant de cela, a un gigantesque temps de retard sur le monde dans lequel nous vivons", a-t-il poursuivi. "La baisse des charges, au stade où nous en sommes, c'est un minimum".

"Je veux mettre en garde le représentant des entreprises en lui disant : 'Attention, ne renoncez pas à votre vigilance et à vos exigences pour un plat de lentilles'", a-t-il souligné.

"Attention, a insisté le président de l'UMP, le rôle des entrepreneurs aujourd'hui, ce n'est pas de se contenter de petites mesures dont on sait pertinemment qu'elles sont en-deçà de ce dont l'économie française a besoin".

Pour le chef de file de l'opposition de droite, "ce chantage à la baisse des charges renoue avec les principes archaïques de la vieille doctrine socialiste".

"Comment peut-on imaginer que ce pacte ait un sens dans un environnement où des responsables de la majorité actuelle viennent apporter leur soutien à des preneurs d'otages?", a-t-il lancé, évoquant la crise à Goodyear et l'appui du secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, aux salariés qui ont retenu deux cadres de l'entreprise d'Amiens-Nord.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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  • D.CHAFFA le mercredi 8 jan 2014 à 13:55

    He oui, dans quel monde vivons-nous. Comment peut-on dire autant de mensonges, ou bien faire miroiter des lanternes sans lumières. Ce gouvernement n'a vraiment aucun scrupule.

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