Copé "heureux" après l'accord conclu avec Fillon

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JEAN-FRANÇOIS COPÉ SE DIT HEUREUX APRÈS L'ACCORD CONCLU AVEC FRANÇOIS FILLON
JEAN-FRANÇOIS COPÉ SE DIT HEUREUX APRÈS L'ACCORD CONCLU AVEC FRANÇOIS FILLON

PARIS (Reuters) - Le président proclamé de l'UMP Jean-Francois Copé s'est déclaré "heureux" mardi au lendemain de l'accord conclu avec l'ancien Premier ministre François Fillon qui met un terme à quatre semaines de "cauchemar" au sein de l'UMP.

Les deux rivaux, qui s'opposaient depuis l'élection contestée du 18 novembre, ont scellé lundi un accord en vue d'une nouvelle élection à la présidence du premier parti de l'opposition en septembre 2013.

"Je suis heureux, j'ose ce mot, après ces trois semaines de crise de violence anormale entre nous, parce que je crois que nous avons, en faisant effectivement un pas l'un vers l'autre, trouvé le bon chemin", a déclaré Jean-François Copé au micro de BFM TV-RMC.

"C'est moi qui ai proposé une nouvelle avancée en disant à François Fillon, 'il faut en sortir, je propose donc qu'il y ait une élection anticipée à la présidence de l'UMP dès la fin de l'été'".

"Les militants voulaient que ça s'apaise, voulaient qu'on retrouve le chemin du collectif et le rôle du président de l'UMP que je suis était de dire 'Ok, d'accord il y a besoin de retrouver ce chemin, je prends mes responsabilités, je propose une élection anticipée en septembre'."

"Nous nous sommes retrouvés, mis d'accord et serrés la main et je crois que c'était la plus belle des choses après ces trois semaines vraiment de cauchemar, il n'y a pas d'autre mot."

A compter d'aujourd'hui, "pour moi la page est tournée avec une idée, ne plus jamais revivre ça parce que derrière ce sont des dizaines de milliers de militants et de Français qui ont été profondément choqués", a-t-il ajouté, affirmant n'avoir aucune "arrière-pensée ni rancoeur".

Refusant de dire s'il avait cédé dans le bras de fer avec François Fillon, en acceptant notamment d'avancer le calendrier du scrutin alors qu'il prônait une élection après les municipales de mars 2014, le député-maire de Meaux a répondu : "J'ai surtout essayé d'avancer le plus possible pour trouver le chemin de l'apaisement."

"J'ai beaucoup appris en ces trois semaines de crise, j'ai appris que dans les périodes de grandes tensions, il faut essayer d'avoir le maximum de hauteur possible, le maximum de recul possible (...) ne pas tomber sous la pression de ceux qui sont dans l'ultra comme ceux qui sont dans la capitulation, essayer de garder son cap."

Interrogé sur le maintien de sa candidature lors de l'élection interne à l'automne, il a répondu : "Je ne suis pas dans ça aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui mon sujet est surtout de reconstruire, d'apaiser. Le moment viendra où je dirai mes intentions mais aujourd'hui mon premier objectif aujourd'hui est de rassembler la famille."

Marine Pennetier, édité par Henri-Pierre André

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  • M3101717 le mardi 18 déc 2012 à 10:21

    Il a encore du la lui mettre alors ;o)