Copé et la transparence : une relation ambiguë

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Le président de l'UMP Jean-François Copé.
Le président de l'UMP Jean-François Copé.

Jean-François Copé entretient avec le principe de transparence une relation complexe. Ambiguë, même. Passons sur son élection dans des conditions troubles à la présidence de l'UMP en novembre 2012, sur sa déclaration de victoire avant l'annonce officielle des résultats..., de toute façon truqués. Un épisode désastreux très bien raconté dans Le Coup monté, des journalistes Bruno Jeudy et Carole Barjon. Arrêtons-nous en revanche sur la réaction du président du premier parti d'opposition à la grande "opération transparence" lancée par le gouvernement suite aux aveux de Jérôme Cahuzac. Nous sommes en avril 2013 et le ministre du Budget vient d'admettre détenir un compte caché en Suisse. Pour sauver le navire, François Hollande et Jean-Marc Ayrault proposent un projet de loi au coeur duquel figure entre autres l'obligation pour les ministres de rendre public leur patrimoine. Jean-François Copé s'insurge le 9 avril sur France 2 contre "un numéro de voyeurisme et d'hypocrisie" qui ne viserait qu'à occulter l'affaire Cahuzac. L'un des proches du patron de l'UMP plaide le jour même dans Le Monde pour "ne pas tomber dans la démagogie", dans un article intitulé "À l'UMP, l'opération transparence de Fillon gêne Copé".Quand Copé votait contre la transparenceCopé finit donc par voter contre le projet de loi du gouvernement lors de son passage à l'Assemblée nationale en juillet. La loi relative à la transparence de la...

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