Copé dénonce la mise en cause de l'UMP dans l'affaire DSK

le
1

PARIS (Reuters) - Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a jugé fantaisiste samedi la mise en cause par un média américain de son parti dans un complot dont aurait été victime Dominique Strauss-Kahn lors de ses démêlés judiciaires à New York.

Une enquête du journaliste Edward Jay Epstein publiée par un magazine américain, le New York Review of Books, avance ce qui est présenté comme des indices d'une possible machination dans l'affaire de la présumée agression sexuelle sur une femme de chambre et avance que l'UMP aurait pu avoir accès à certaines données personnelles de Dominique Strauss-Kahn avant l'affaire.

Jean-François Copé a dit aux journalistes voir une "ficelle" dans ces accusations.

"Imaginer que ce que qui serait arrivé à M. Strauss-Kahn serait l'objet de je ne sais quelle complicité de l'UMP, pardon, mais laissez-moi vous dire que c'est quand même un peu gros comme ficelle", a-t-il dit en marge d'une réunion de cadres de l'UMP organisée à Paris.

"S'il y a des faits avérés, s'il y a des preuves évidentes, il va de soi qu'on doit les uns les autres en tirer les conséquences. Mais tant que ce ne sont que des allégations, sur la base de témoignages anonymes dont on ne sait strictement rien, vous comprendrez alors que nous restions un peu plus réservés et surtout pas dupes", a-t-il indiqué.

Jean-François Copé a encore souligné qu'il avait veillé à ce que l'UMP et sa direction fassent preuve "de la plus grande mesure" lors de l'affaire du Sofitel de New York et de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, ajoutant : "Le moins que l'on puisse dire c'est que la ficelle est très, très grosse".

William Taylor, un des deux avocats américains de Dominique Strauss-Kahn, a relancé vendredi la thèse d'un complot dans cette affaire qui a précipité la chute de l'ex-directeur général du Fonds monétaire international.

Dans son article, mis en ligne sur le site de la revue, Edward Jay Epstein écrit également qu'un des téléphones portables de Dominique Strauss-Kahn, un BlackBerry, semble avoir être piraté et que l'intéressé en aurait été informé par une amie travaillant pour l'UMP.

Celle-ci l'aurait prévenu qu'un courrier électronique qu'il a adressé à sa femme, Anne Sinclair, via son BlackBerry, a été lu au siège de l'UMP.

"On ignore comme les bureaux de l'UMP ont bien pu recevoir cet e-mail, mais s'il venait de son BlackBerry du FMI, il avait des raisons de penser qu'il était peut-être sous surveillance électronique à New York", relève le journaliste.

Yann Leguernigou, édité par Thierry Lévêque

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • georg199 le samedi 26 nov 2011 à 18:11

    Et si c'était un complot du PS ,......ça serait rigolo