COP21 et élections maintenues malgré les attaques, dit Valls

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* Vers une prolongation de l'état d'urgence * La France veut "anéantir" Daech * Valls prêt à examiner toutes les solutions "réalistes" PARIS, 14 novembre (Reuters) - La conférence mondiale sur le climat et les élections régionales se tiendront comme prévu malgré les attentats de Paris, a déclaré dimanche Manuel Valls, promettant de répliquer "coup pour coup" aux attaques de l'Etat islamique. Le Premier ministre a prévenu que "d'autres répliques" pourraient survenir après les attaques qui ont fait au moins 129 morts, et il a dit envisager une prolongation de l'état d'urgence en France, ce qui suppose le vote d'une loi. "La COP21, ce grand rendez-vous climat qui fait et qui fera de Paris de nouveau la capitale du monde se tiendra parce que c'est un rendez-vous essentiel pour l'humanité", a-t-il déclaré au journal de 20 heures de TF1. Une centaine de chefs d'Etat et 195 délégations sont attendus au Bourget, près de Paris, pour cette conférence prévue du 30 novembre au 11 décembre. Quant aux élections régionales des 6 et 13 décembre, elles se tiendront "bien sûr", a-t-il aussi précisé. Annuler ce scrutin, "ça serait donner raison aux terroristes." Le Premier ministre a rappelé que le "risque zéro" n'existait pas tout en promettant une réplique "au même niveau", en France comme à l'étranger. "Nous devons nous attendre à d'autres répliques", a-t-il prévenu, rappelant que la France avait déjoué cinq attentats ces dernières semaines. Faisant écho à François Hollande, qui a parlé d'une France "en guerre", Manuel Valls a précisé que le gouvernement demanderait au Parlement la permission de poursuivre les frappes contre l'Etat islamique en Syrie. "Nous allons poursuivre dans les jours qui viennent cette action avec la volonté de toucher, d'anéantir Daech", a-t-il prévenu. "Nous répondrons au même niveau de cette attaque (...) et nous gagnerons cette guerre." Manuel Vals refusé de mettre en cause le travail des services de renseignements face à des malfaiteurs "parfaitement organisés." "Vous n'entendrez de ma part aucun mot qui puisse mettre en cause le travail des fonctionnaires de police, de la gendarmerie, de nos soldats", a-t-il dit. L'ancien ministre de l'Intérieur s'est dit déterminé à "anéantir les ennemis de la République, expulser tous ces imams radicalisés comme nous le faisons, déchoir de la nationalité ceux qui bafouent ce qu'est l'âme française". "Il n'y aura pas un moment de répit pour ceux qui attaquent les valeurs de la République", a-t-il insisté. Interrogé sur les quelque 10.000 individus potentiellement dangereux fichés "S", il s'est dit "prêt à examiner toutes les solutions réalistes et conformes aux droits à nos valeurs" mais surtout "efficaces." (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

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