COP21-Coup d'envoi d'une course contre la montre au Bourget

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    * Des négociateurs déjà à la tâche au Bourget 
    * 150 chefs d'Etat et de gouvernement attendus lundi 
    * Une minute de silence et trois minutes de temps de parole 
    * Le Venezuela mécontent 
 
    par Emmanuel Jarry 
    LE BOURGET, Seine-Saint-Denis, 29 novembre (Reuters) - 
P lusieurs milliers de négociateurs de 195 pays ont entamé 
dimanche au Bourget, près de Paris, une course contre la montre 
de 12 jours pour tenter de sceller le premier accord universel 
sur la lutte contre le réchauffement climatique. 
    Officiellement, la 21e conférence des parties signataires de 
la convention des Nations unies sur le climat (CCNUCC) ne sera 
ouverte que lundi par 150 chefs d'Etat et de gouvernement, qui 
seront accueillis au parc des expositions du Bourget à partir de 
08h00 (07h00 GMT) par François Hollande. 
    Ce qui est attendu de ce rassemblement sans précédent de 
dirigeants, c'est une "impulsion politique" avant de céder la 
place aux négociateurs, a déclaré samedi le chef de l'Etat après 
un entretien avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau.  
    Mais l'ampleur de la tâche a conduit les organisateurs de la 
COP21 à avancer les premières réunions. 
    Selon le ministre français des Affaires étrangères, Laurent 
Fabius, qui sera formellement élu lundi matin à la présidence de 
la COP21, il reste une cinquantaine de points en discussion dans 
le projet d'accord censé être approuvé le 11 décembre. 
    Cette conférence est considérée comme une des dernières 
chances d'orienter le monde vers un modèle économique moins 
gourmand en énergies fossiles et donc moins émetteur de gaz à 
effet de serre (GES), pour contenir le réchauffement de la 
planète sous la barre des 2°C à la fin du XXIe siècle. 
    "Nous devons décider de la façon dont nous allons vivre 
ensemble sur cette planète en permettant l'accès de tous au 
développement durable", a déclaré Laurent Fabius en ouverture de 
la première réunion des négociateurs. 
    "Ma priorité absolue sera de faciliter (...) l'atteinte d'un 
compromis ambitieux entre tous les pays", a-t-il ajouté. "Il 
faudrait que chaque jour nous permette d'avoir des progrès." 
    "Je vais y consacrer mes jours et mes nuits", a confié à des 
journalistes Laurent Fabius, qui a un bureau sur le site de la 
conférence et une base arrière dans un grand hôtel proche de 
l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, au nord du Bourget. 
     
    LE VÉNÉZUÉLA PROTESTE 
    Il a demandé aux négociateurs de lui remettre un projet de 
texte le plus abouti possible samedi, pour laisser aux ministres 
concernés des 195 pays participants le soin de régler les points 
politiques les plus délicats, durant la deuxième semaine. 
    Avant cette première réunion, Laurent Fabius avait fait le 
tour des installations, notamment des deux salles plénières, 
pour vérifier personnellement le bon fonctionnement des micros, 
la disposition des écrans de contrôle et, surtout, le dispositif 
sonore de rappel à l'ordre des orateurs trop bavards. 
    Chaque chef d'Etat et de gouvernement qui s'exprimera lundi 
à partir de la mi-journée aura trois minutes de temps de parole. 
    Ils observeront en début de session, comme les négociateurs 
dimanche, une minute de silence à la mémoire des 130 personnes 
tuées lors des attentats du 13 novembre à Paris. 
    La COP21 se déroule sur fond de menace terroriste et de 
mesures de sécurité renforcées, ce qui a d'ailleurs donné lieu à 
un incident lors de la réunion de dimanche. 
    Alors qu'il n'était pas prévu que les chefs de délégation 
prennent la parole, la diplomate vénézuélienne Claudia Salerno, 
dont le pays est à la tête d'un petit groupe d'Etats hostiles au 
processus dont la COP21 est l'aboutissement, a élevé une 
protestation contre le traitement infligé à sa délégation. 
    "Il semblerait que des membres de notre délégation ne 
puissent pas passer la porte. C'est un gros problème pour nous", 
a-t-elle dit. "La chaise du Venezuela a failli rester vide (...) 
Cela nous a pris 20 minutes pour entrer dans cette salle." 
    Les chefs d'Etat et de gouvernement auront droit lundi à un 
traitement d'un tout autre genre, lors du déjeuner préparé par 
cinq chefs étoilés : Yannick Alléno, Alexandre Gauthier, Nicolas 
Masse, Marc Veyrat et Christelle Brua pour les pâtisseries. 
    Ils ont accepté de travailler bénévolement, a précisé à des 
journalistes Laurent Fabius, selon qui ce sera un déjeuner 
"écologique" et "bio", de "l'excellence sans ostentation".  
    Partout dans le monde, de l'Australie au Brésil, des 
centaines de milliers de personnes ont manifesté pour demander 
un compromis ambitieux. 
    En France, où les marches sur la voie publique ont été 
interdites après les attentats du 13 novembre, des 
rassemblements ont donné lieu à Paris à des incidents et la 
police a annoncé plus de 200 interpellations.  ID:nL8N13O0GO  
     
    RENVOI 
    Pour retrouver LE POINT sur la COP21:  ID:nL8N13L27C  
 
 (Edité par Simon Carraud) 
 
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  • delapor4 le dimanche 29 nov 2015 à 19:49

    Puisse la COP21, entièrement basée sur le mensonge, être un échec total !

  • delapor4 le dimanche 29 nov 2015 à 19:48

    "Nous sommes en situation de famine en matière de CO2, celui-ci étant indispensable à l'agriculture. Si les plantes avaient le droit de vote, elles voteraient en masse pour le charbon. Célébrons le CO2 parce que nous savons, sans l'ombre d'un doute, qu'il est la substance du vivant, le fondement de la vie sur terre." (Will Happer)

  • delapor4 le dimanche 29 nov 2015 à 19:48

    Allant plus loin, le professeur de physique à Princeton Will Happer a déclaré : "L'utilisation du charbon est bénéfique. En le brûlant, nous ne faisons que rendre à l'atmosphère le CO2 avec lequel il s'est formé. Or il est à de très bas niveaux dans cette atmosphère."

  • delapor4 le dimanche 29 nov 2015 à 19:48

    A la Conférence sur le climat qui a eu lieu à Austin (Texas) les 19 et 20 novembre, les mensonges du GIEC ont été dénoncés par des scientifiques de renom (source : Rivarol du 26/11/2015). Le Dr Ralph Cicerone, Président de l'Académie Nationale des Sciences des Etats-Unis, a admis qu'il n'y avait aucune preuve justifiant la croyance en un réchauffement d'origine anthropique.