COP21-Appel à la fixation d'un prix du carbone

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    * Un prix du carbone pour lutter contre le réchauffement 
    * Six pays prônent un mouvement progressif 
    * Il est déjà enclenché dans des pays et collectivités 
 
    LE BOURGET, Seine-Saint-Denis, 30 novembre (Reuters) - Six 
chefs d'Etat et de gouvernement, dont François Hollande et 
Angela Merkel, ont lancé lundi avec la Banque mondiale et le 
Fonds monétaire international (FMI) un appel à la fixation d'un 
prix du carbone pour lutter contre le réchauffement climatique. 
    Un nombre croissant d'économistes et d'acteurs économiques 
pensent qu'un tel mécanisme, qu'il passe par le marché ou une 
taxe, est nécessaire pour détourner les investisseurs des 
activités fortement émettrices de gaz à effet de serre (GES). 
    La conférence sur le climat (COP21), ouverte lundi au 
Bourget, près de Paris, par 152 chefs d'Etat et de gouvernement 
et les délégations de 195 pays  ID:nL8N13P21H , ne se penchera 
que marginalement sur le prix du carbone.  
    "Cette question n'est pas véritablement dans le mandat de la 
convention des Nations unies mais aucune négociation sur le 
climat ne peut ignorer la question du prix du carbone", a dit le 
chef de l'Etat français lors du lancement de cette initiative. 
    "Même si il n'y aura pas forcément d'indication dans 
l'accord (final) d'une trajectoire ou d'un 'corridor' (dans) 
lequel le prix du carbone pourrait fluctuer, il est clair que 
nous devons afficher cette perspective", a-t-il ajouté. 
    Outre la France et l'Allemagne, sont associés à cet appel le 
Canada, le Chili, l'Ethiopie et le Mexique. 
    "Il ne s'agit pas d'imposer à tous une façon unique de fixer 
le prix du carbone", a pris soin de préciser François Hollande.  
    "Ce que nous voulons promouvoir c'est la mise en place 
d'instruments qui modifieront peu à peu, grâce à un prix du 
carbone, les comportements des acteurs économiques." 
    Selon la Banque mondiale, plus de 90 pays développés et en 
développement ont indiqué dans les plans nationaux de réduction 
des GES, qu'ils ont déposés auprès de l'Onu, leur intention de 
recourir à des mécanismes de tarification du carbone. 
     
    "CONVERGENCE" 
    Une quarantaine de pays, 23 villes, Etats et régions ont 
déjà instauré ou sont en train de mettre en place de tels 
dispositifs, qui couvrent environ 12% des émissions mondiales de 
GES, fait valoir cette organisation internationale dans un 
communiqué. 
    Les mécanismes de tarification du carbone déjà en place  ou 
prévus dans le monde ont presque doublé depuis 2012, pour une 
valeur totale d'environ 50 milliards de dollars, précise-t-elle. 
    S'y ajoutera le système national de quotas d'émissions dont 
la Chine a annoncé l'introduction sur son territoire en 2017. 
    François Hollande a jugé très encourageantes ces évolutions 
: "Nous ne partons pas de rien, loin de là." 
    "On pourrait penser, si tous ces mécanismes sont 
effectivement mis en place, que d'ici 2020, la plupart des pays 
du G20 pourraient avoir une tarification du carbone" a estimé le 
président français. "L'essentiel des secteurs les plus intensifs 
en carbone seront donc à brève échéance concernés." 
    Pour François Hollande, cette "convergence" ouvre des 
perspectives prometteuses de coopération entre pays, vers la 
fixation, à terme, d'un prix du carbone à l'échelle mondiale. 
    Il faut maintenant, a-t-il expliqué, montrer aux acteurs 
gouvernementaux comment il est possible de mettre en place des 
mécanismes favorisant la fixation d'un prix du carbone par des 
normes d'émission, des taxes, ou des marchés spécifiques. 
    La tarification du carbone est un outil "essentiel" pour 
inciter les acteurs économiques à changer leurs comportements, à 
modifier leurs choix d'investissement et donc à réduire leurs 
émissions de GES, a-t-il insisté. 
    Mais si ce mouvement vers le prix du carbone est 
"inéluctable", il doit être "organisé", a-t-il prévenu.  
    "Rien ne serait pire qu'il puisse y avoir trop de 
différences, trop d'écarts entre les différentes régions du 
monde", ce qui "altèrerait les règles de la compétition 
internationale", a expliqué le président français.    
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
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  • delapor4 le lundi 30 nov 2015 à 21:39

    Arrêtons le mensonge de ce soi-disant "changement climatique" d'origine anthropique.

  • delapor4 le lundi 30 nov 2015 à 21:38

    L'absorption des rayonnements infrarouge par le CO2, qui a lieu uniquement à 40 et 70 THz dans l'infrarouge, est déjà totale avec le taux actuel de ce gaz dans l'atmosphère. Il en découle que les rejets de CO2 n'ont aucun effet sur la température du globe.

  • delapor4 le lundi 30 nov 2015 à 21:37

    On devrait payer les sociétés qui rejettent du carbone. Le carbone est bon pour l'agriculture et n'entraîne aucun réchauffement climatique.