Contrôle des migrants : «La France agit, en première ligne», selon Cazeneuve

le , mis à jour à 08:10
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Contrôle des migrants : «La France agit, en première ligne», selon Cazeneuve
Contrôle des migrants : «La France agit, en première ligne», selon Cazeneuve

Pour le ministre de l'Intérieur français, en visite en Grèce, puis en Turquie, il y a urgence à agir.

La Grèce se montre-t-elle à la hauteur de l'urgence humanitaire et de la crise sécuritaire qu'affronte l'Europe ?

BERNARD CAZENEUVE. Nous ne sommes pas venus ici pour blâmer la Grèce mais, au contraire, pour parvenir dans la solidarité avec elle à surmonter une crise migratoire sans précédent depuis la création de l'Union européenne. L'administration grecque s'est fermement engagée à ce que les hotspots soient opérationnels le plus rapidement possible. Il reste cependant beaucoup à faire, en matière d'équipement numérique notamment. Il y a urgence. Si nous n'en tenons pas compte, les conséquences seront désastreuses pour Schengen.

La libre circulation  est-elle menacée ?

Elle suppose la maîtrise des flux. Le désordre et le chaos ne peuvent qu'aboutir à la fin de Schengen.

La France soutient-elle assez les Grecs ?

Nous sommes le premier pays européen à mettre en œuvre le processus de « relocalisation » des migrants depuis la Grèce : près d'une centaine est accueillie en France, sur 570 places déjà notifiées. Nous avons, par ailleurs, envoyé 60 personnels à l'agence Frontex (NDLR : task force européenne pour surveiller les frontières extérieures). Et, dès la semaine prochaine, une équipe française spécialisée dans la détection des faux documents sera déployée. La France agit, en première ligne.

Le risque que des terroristes se fondent parmi les migrants persiste...

Il ne sera maîtrisé que si l'on met en place au plus vite les propositions que nous avons faites. Nous devons créer le dispositif permettant aux hotspots d'enregistrer l'ensemble des migrants, de les identifier avec un haut niveau de fiabilité et de procéder à l'interrogation des fichiers européens de police.

VIDEO. Migrants : Cazeneuve visite le «hotspot» de Lesbos en Grèce

Comment enrayer la crise ...

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  • sarestal il y a 12 mois

    Une république bananière ne ferait pas pire.

  • sarestal il y a 12 mois

    C'est comme pour les retraites! Fillon préconise la retraite à 65 ans et à ce jour, on distribue "encore" et "malgré les trous" une retraite à des gens âgés de 65 ans qui arrivent de l'extérieur pour rejoindre leur famille devenue française.Il ont une retraite sans avoir cotisé un centime. "Inutile de censurer la réalité"

  • frk987 il y a 12 mois

    C'est exact M9941825 , la seule solution c'est de déclarer la perte de la CNI, puis de débourser 30 euros, encore une mesure démente des socialos.

  • M9941825 il y a 12 mois

    Il est plus facile à un migrant sans papier de circuler en Europe qu'à un Français titulaire d'une CNI de + de 10 ans : la Préfecture prétends qu'elle est valable 15 ans et refuse d'en établir une nouvelle alors qu'à la frontière elle est refusée