Contrôle des chômeurs : un suivi et déjà de nombreuses radiations

le
2
Contrôle des chômeurs : un suivi et déjà de nombreuses radiations
Contrôle des chômeurs : un suivi et déjà de nombreuses radiations

Pôle emploi, laxiste en matière de suivi des chômeurs ? Les chiffres des radiations des chômeurs ne montrent pas cela. Chaque mois, ce sont en moyenne 45 000 demandeurs d'emploi qui sont ainsi sanctionnés à la suite d'un contrôle. Le règlement -- qui reprend le Code du travail -- impose aux chômeurs « d'accomplir des actes positifs et répétés de recherche d'emploi ». Au moindre écart non motivé, le couperet peut tomber. « Avec à la clé une radiation des listes du chômage allant jusqu'à deux mois, durant laquelle les indemnités sont suspendues. Quand les faits se répètent, la radiation est définitive », indique l'organisme. Qu'il s'agisse d'une absence à un rendez-vous ou à une convocation téléphonique, d'une non-réponse à un mail, d'un refus après deux offres d'emploi raisonnables ou de formation... la menace est là.

A chaque parution des chiffres du chômage, les associations de chômeurs surveillent d'ailleurs la colonne des radiations comme le lait sur le feu. Car de droite comme de gauche, les gouvernements ont toujours été soupçonnés de faire baisser artificiellement le nombre de chômeurs en procédant à « des radiations abusives ». Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le nombre de radiations a alors doublé, passant de 20 000 à 40 000 par mois en moyenne. Une politique dénoncée en son temps par le candidat François Hollande.

Depuis, l'eau a coulé sous les ponts. Une étude de la courbe des radiations administratives montre en effet qu'elles ne font qu'augmenter depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir : de 492 000 en 2012, elles sont passées à 525 800 en 2013. Un chiffre comparable aux années Sarkozy : 528 600 en 2010, 521 100 en 2011. Pour 2014, c'est même un nouveau record qui se profile : leur nombre dépasse déjà allègrement celui atteint en juillet de l'année dernière. Ces radiations sont motivées dans leur grande majorité par des absences à convocation. « A contrario, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • perkele le mercredi 3 sept 2014 à 10:06

    pour avoir été plusieurs au chomage, le suivi est quand même tres souple : je devais pointer une fois par mois, mais 2 fois sur 3, je faisais juste un petit recap par e-mail à mon conseiller de ma situation... faut vraiment le faire expres pour se faire radier par oubli

  • M2784728 le mercredi 3 sept 2014 à 09:22

    Etonnant ! dès qu'un dirigeant socialiste annonce une mesure de bon sens une partie de la base se met à aboyer !Pourquoi les autres, deux qui sont d'accord, et je suis certain qu'ils sont nombreux, ne manifestent-ils pas leur soutien ? Ils ont honte d'avoir du bon sens ?