Contre vents et marées, Michel garde le cap

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Contre vents et marées, Michel garde le cap
Contre vents et marées, Michel garde le cap

Mis sous pression par les propos de Vincent Labrune et incompris par son vestiaire selon certains médias, Michel s'est présenté dans une situation très inconfortable devant la presse, mercredi. Mais l'Espagnol a fait front et affirme toujours être l'homme de la situation.

Quarante-cinq minutes pour convaincre. Tel un homme politique en campagne électorale, Michel est passé à l’offensive mercredi en début d’après-midi. Arrivé cet été pour tenter d’atténuer le cataclysme Marcelo Bielsa, l’Espagnol vit assurément ses moments les plus compliqués de sa courte aventure marseillaise. Car l’OM n’arrive plus à gagner, encore moins au Vélodrome, et doit son salut à un Steve Mandanda en état de grâce pour éviter le pire. Mardi, Vincent Labrune, lassé des excuses de son coach, l’a mis encore plus sous pression en parlant dans La Provence. « Il est responsable de notre projet de jeu (...) Il doit faire face aux critiques (…) C’est maintenant qu'il doit montrer à tout le monde qu'il est l'homme de la situation. » Michel n’a pas dû manquer un mot de l’intervention de son président car c’est exactement dans cet état d’esprit qu’il s’est exprimé quelques minutes après le revenant Abou Diaby.

Michel : « J’accepte les critiques mais pas les mensonges »

Le tout alors qu’un joueur cadre du vestiaire marseillais aurait avancé, à nos confrères de RMC, qu’il y a « non pas de clash mais un malaise latent et une perte de confiance mutuelle entre les joueurs et leur entraîneur ». Des allégations que Michel a balayées d’un revers de manche avec fermeté. « Si tout ce qui disait me gênait, je devrais changer de métier, a notamment lancé l’ancien joueur du Real Madrid. Ce que vous dites, sans preuve, est un mensonge. S'il y avait des doutes des joueurs, j'écouterais. Ceux qui mettent ça dans la presse servent leurs intérêts. Demandez à ceux qui me connaissent : Mandanda, Nkoulou, Diarra. J'accepte les critiques mais pas les mensonges. » Pour lui, sa relation avec les joueurs n’est en rien altérée : « Je parle avec mes joueurs toute la semaine. Ma relation avec les joueurs est ouverte (… ) Si je suis toujours le patron de l'équipe ? Tout ce qui se dit dans l'environnement du club est faux. J'ai une relation très bonne avec eux et je me sens le patron de mon travail, bien sûr. »

Michel : « Mendy n’a pas raison »

Un cas illustre bien la situation très délicate de l’ancien coach de l’Olympiacos Le Pirée. De retour de blessure, Benjamin Mendy a rechuté samedi à Lorient après avoir enchaîné son troisième match en une semaine. Après la rencontre, Michel avait lâché une petite pique en direction de son latéral gauche, sous-entendant que son hygiène de vie n’était peut-être irréprochable (« Vous devriez demander à Mendy pourquoi il a des blessures récurrentes »). Quelques jours plus tard, le technicien de 52 ans n’en démord pas : « C'est de ma faute, ne vous inquiétez pas (ironique). Si vous regardez l'historique des joueurs qui sont revenus de blessure, ils ont joué trois ou quatre matchs de suite. Si le staff médical m'avait dit qu'il y avait un risque, je ne l'aurais pas fait jouer. Si à 20 ans, on ne peut pas enchaîner trois matchs de suite... (…) Je suis très critiqué puisque j'entends dire que c'est moi le responsable. Mais ce n'est pas Mendy qui a raison dans cette histoire. Les joueurs ne se blessent pas seulement en jouant des matchs. C'est pour ça que je dis qu'on doit être joueur de l'OM 24 heures sur 24. »

Michel : « Ça ne m'affecte pas »

Un recadrage en règle pour un technicien qui ne compte pas changer de philosophie. Et surtout qui se déclare imperméable à toutes les critiques externes alors que ses supporters ont du mal à comprendre certains de ses choix tactiques, comme face à Toulouse il y a dix jours. « Après ce match, j'ai senti l'équipe démoralisée. Ce match a peut-être fait retomber la concentration. On a essayé de remobiliser au maximum les troupes. On n'a pas ressenti cette détermination lors des deux matchs suivants, a-t-il toutefois concédé avant de se montrer plus ferme. Je n'ai pas peur d'affronter la situation. L'entraîneur est toujours une cible facile mais ça ne m'affecte pas. Je ne suis pas touché par ce que les gens pensent. Le fait que les joueurs croient en moi, c'est la meilleure nouvelle que je puisse avoir. » La réception de Rennes vendredi soir permettra de savoir si ses impressions ne sont pas des chimères. Car le Vélodrome, où l’OM n’a gagné que deux fois en L1, commence tout doucement à bouillir. Et pire encore, à se vider.

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