Contre la « loi Travail », la jeunesse cherche l'élan

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Discussion et debat d etudiants lors d une reunion d'information concernant la Loi El Khomry et la manifestation du 9 mars, à l'entrée de l université Paris 8, à Saint Denis, le 3 mars 2016 Discussion and debate students during a meeting of information about the El Khomry Act and the manifestation of March 9. The entrance of the University Paris 8, in Saint Denis on March, 3rd 2016. FRANCE ONLY (MaxPPP TagID: maxnewsfrthree708407.jpg) [Photo via MaxPPP]
Discussion et debat d etudiants lors d une reunion d'information concernant la Loi El Khomry et la manifestation du 9 mars, à l'entrée de l université Paris 8, à Saint Denis, le 3 mars 2016 Discussion and debate students during a meeting of information about the El Khomry Act and the manifestation of March 9. The entrance of the University Paris 8, in Saint Denis on March, 3rd 2016. FRANCE ONLY (MaxPPP TagID: maxnewsfrthree708407.jpg) [Photo via MaxPPP]

Alors que plusieurs organisations de jeunesse appellent à manifester, lycéens et étudiants s’interrogent sur leur implication.

« Hollande déclare la guerre… ». L’avertissement est inscrit, vendredi 4 mars, sur le tableau d’une classe de sociologie de l’université de Rennes 2. Quelques mètres plus loin, aux abords d’une cafétéria, une poignée d’étudiants tractent la mise en garde : avec « son projet de loi travail, le gouvernement vient de déclencher une offensive sans précédent contre les jeunes… », et rappellent le rendez-vous d’une marche de protestation mercredi 9 mars, à midi.

Marie Moubeche y sera. Cette étudiante en histoire s’alarme des dispositions du texte et de l’univers professionnel qu’il lui prépare : « Heures supplémentaires, durée, salaire… Le code du travail protège et ce projet fragilise un monde, celui des travailleurs, dont je ferai partie bientôt ». Même inquiétude chez Marion Lemene, en troisième année de licence administration économique et sociale (AES), pour qui le gouvernement Valls s’apprête à engager un « inquiétant retour en arrière sur des droits gagnés ».

Quels droits précisément ? La plupart des étudiants rencontrés confient ne pas le savoir dans le détail. Idem pour nombre de lycéens. Retraites en péril, marché de l’emploi fragile, licenciement facilité et, plus globalement, avenir obscurci : c’est une vision sombre qu’ont, du projet El Khomri, Carolina, Clémence, Jeanne et Clara, croisées devant les grilles du lycée Pasteur de Lille (des élèves mineures, donc anonymisées). Une vision encore floue, aussi, et ces quatre élèves de terminale ne s’en cachent pas : tract ...

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  • M2266292 il y a 9 mois

    Ros ces personnages vont vivre avec des subventions, des allocations et le fonctionnariat. pas un ne parle de créations d'entreprises, d'innovation des prises de risques....

  • mucius il y a 9 mois

    Il est sûr que ces jeunes ne veulent pas travailler car ils veulent rester avec un code du travail qui rend l'embauche très risquée pour le patron.

  • M5721895 il y a 9 mois

    Et voilà. Il y a juste à regarder les cursus suivis. La jeunesse qui s'inquiète est celle du vivier socialiste qui espère toujours vivre bien à l'abri dans un emploi d'état d'un métier qui ne produit rien et ne rapporte rien.