Contre la loi El Khomri, la jeunesse mobilisée « loin des partis »

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Des manifestants marchant contre la loi du travail à Rennes, le 9 mars 2016.
Des manifestants marchant contre la loi du travail à Rennes, le 9 mars 2016.

Fortes d’une première journée plutôt réussie, organisations étudiantes et lycéennes espèrent amplifier la mobilisation le 17 mars prochain.

Elles n’ont pas crié victoire mais ont salué, dans ce « premier tour de chauffe », un net succès : mercredi 9 mars, la vingtaine d’organisations de jeunesse qui appelaient lycéens et étudiants à se mobiliser n’ont pas caché leur satisfaction en communiquant leurs « premiers bilans » - bilan que le ministère de l’éducation nationale a, une fois n’est pas coutume, corroboré. Côté lycéens, on a comptabilisé une centaine d’établissements bloqués dans toute la France.

Côté étudiants, c’est l’estimation d’au moins 100 000 jeunes mobilisés sur tout le territoire qui semble faire l’unanimité. Si Paris a réuni, selon les estimations, de 30 000 à 100 000 manifestants, d’autres villes étudiantes ont été particulièrement réactives : Toulouse, Bordeaux et Nantes (au moins 10 000 personnes mobilisées), mais aussi Rennes, Tours, Grenoble ou encore Poitiers. Au niveau national, les manifestations ont rassemblé entre 224 000 et 500 000 personnes, selon les sources. Pour mémoire, le mouvement contre le Contrat première embauche (CPE), il y a tout juste dix ans, avait démarré lentement mais réuni, le 7 février 2006, plus de 200 000 manifestants. « Il ne faut pas être dans la nostalgie, fait valoir William Martinet, président du syndicat étudiant, l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF). La mobilisation en ligne, en réunissant des centaines de milliers de contestataires, a sans doute joué un rôle très important. Chaque génération invente et décide de la façon de faire sa mobilisation...

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  • kelbelom il y a 9 mois

    Abacchia, je les comprends un peu. Ils sont suffisamment lucides pour comprendre que servir de kleenex n'est pas un avenir sur lequel on peut construire une vie de projets.

  • noterb1 il y a 9 mois

    heureusement les jeunes ne trouvent pas normal des propositions telles que la limitation des indemnités en cas de licenciement ABUSIF !!! on se demande d'ailleurs dans quelle tête d'oeuf cette mesure invraisemblable a pu naitre .

  • abacchia il y a 9 mois

    Je regrette que ces jeunes gens, lycéens et collégiens, manifestent contre ce qui pourrait leur garantir un avenir professionnel, une fois adultes. Mais les "costards-cravattes", chefs de files des mouvements "syndicalistes" scolaires, pensent plus à leur carrière future au sein des partis ou des syndicats, qu'au véritable avenir de celles et ceux qu'ils mettent dans la rue !