Contre la croissance molle, l'OCDE plaide pour l'arme budgétaire

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L'OCDE PLAIDE POUR L'ARME BUDGÉTAIRE CONTRE LA CROISSANCE MOLLE
L'OCDE PLAIDE POUR L'ARME BUDGÉTAIRE CONTRE LA CROISSANCE MOLLE

PARIS (Reuters) - L'OCDE appelle de nouveau les gouvernements à profiter du contexte de taux bas pour investir, jugeant le recours aux leviers budgétaires indispensable pour sortir du piège de la croissance molle.

L'Organisation de coopération et de développement économiques, qui avait déjà plaidé en ce sens en juin, renouvelle ce message dans ses perspectives économiques d'automne à paraître lundi.

Elle estime en effet que les marges de manoeuvre budgétaires dégagées par l'environnement de taux faibles lié à la politique accommodante des banques centrales doivent être mises à profit pour financer des investissements susceptibles de stimuler une croissance toujours poussive et pour diminuer les impôts qui la pénalisent.

Pour l'organisation basée à Paris, dans de nombreux pays, consentir dans cette optique une légère progression des déficits publics exercerait un effet positif sur la croissance supérieur à son impact délétère sur la dette, sous réserve que les dépenses soient bien ciblées.

Ainsi, d'après les estimations de l'OCDE, le gain de productivité résultant d'une augmentation des déficits publics d'un demi-point de produit intérieur brut (PIB) serait compris entre 0,4% et 0,6% dès la première année dans les économies avancées, à l'exception du Japon. A long terme, il pourrait se situer aux alentours de 2%, l'archipel faisant là encore figure d'exception.

"Ce que nous disons, c'est qu'en empruntant à des taux d'intérêt très faibles et en investissant dans des projets pertinents, on peut augmenter le rythme de la croissance", a déclaré à Reuters Catherine Mann, chef économiste de l'OCDE.

Cette invitation à se détacher de la priorité accordée au niveau de la dette au profit des mesures budgétaires, qui pourrait notamment conforter les intentions de la future administration Trump aux Etats-Unis, ne constitue cependant pas un blanc-seing pour des dépenses publiques inconsidérées et des baisses d'impôts à tout va.

"Ces mesures (budgétaires) devront être choisies en fonction des problèmes les plus pressants dans chaque pays et pourraient combiner une progression des dépenses dans les infrastructures matérielles ou immatérielles et l'éducation à une diminution des impôts contre-productifs", note l'OCDE.

(Leigh Thomas; Myriam Rivet pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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  • pa69337 il y a 2 semaines

    J'ai une idée, passons des commandes pour des TGV qui rouleront à 100Km/h ?!

  • M3471517 il y a 2 semaines

    Les dépenses de l'état n'ont jamais créé de croissance sinon les économies socialistes ne s'écrouleraient pas invariablement et inexorablement. Maintenant, pour entretenir tous les parasites qui pullulent au sein des comités théodule du genre de l'OCDE, il faut bien faire persister cette illusion.