Contre l'EI, Washington en attend plus de la Turquie

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WASHINGTON, 21 août (Reuters) - La Turquie doit en faire davantage pour combattre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) et a indiqué qu'elle était disposée à aller au-delà de l'ouverture de ses bases aériennes aux avions américains, a déclaré jeudi soir le secrétaire américain à la Défense, Ash Carter. Le chef du Pentagone a précisé qu'Ankara avait donné son accord de principe pour participer à la coalition qui bombarde depuis un peu plus d'un an les djihadistes de l'EI en Irak et en Syrie depuis septembre dernier. Il a ajouté que les Etats-Unis attendaient de la Turquie qu'elle renforce son contrôle sur ses 800 km de frontière commune avec ces deux pays. "C'est une frontière que franchissent le soutien logistique de l'EI et ses combattants. Nous attendons donc (des Turcs) qu'ils en fassent plus à cet égard et nous sommes en discussions actives avec eux sur ce sujet", a dit Carter. Depuis l'annonce il y a un mois d'une "guerre synchronisée contre le terrorisme" censée viser l'Etat islamique et les séparatistes kurdes, la Turquie a concentré l'essentiel de ses frappes sur le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), que ce soit dans ses bases arrière en Irak ou dans le sud-est turc. Ash Carter, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse, a indiqué qu'il ne pensait pas que les Turcs "traînaient des pieds". "Leurs dirigeants ont indiqué que cela devait être fait. Cela fait déjà trop longtemps, parce que cette campagne a débuté il y a un an, mais ils donnent désormais les signes d'un effort considérable, notamment en nous autorisant à utiliser leurs bases aériennes. C'est important, mais cela ne suffit pas", a-t-il poursuivi. (David Alexander; Henri-Pierre André pour le service français)

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