Contrat-vie AFER : Turbulences

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(lerevenu.com) - Pierre-Marie Guillon reproche à ce dernier d'avoir commis de nombreuses fautes de gestion au détriment de la collectivité des adhérents. Le principal grief qui lui est fait "est d'avoir décidé du désistement de la constitution de partie civile de l'association en 2006", juste avant le début du procès des deux fondateurs (Gérard Athias et André Le Saux).

Ces derniers, qui ont saisi la Cour Européenne, étaient accusés d'avoir causé à l'association AFER et ses adhérents un préjudice évalué par la cour de cassation à 129 millions d'euros lié à des prélèvements indus de frais de courtage. Mais seule une infime fraction de ce montant aurait été restituée aux victimes compte tenu du petit nombre de parties civiles (400). En 2002, durant sa présidence, Pierre-Marie Guillon, avec le Conseil d'Administration de l'association AFER, s'était constitué partie civile, ce qui n'a pas été suivi par les successeurs.

Pierre-Marie Guillon agit ut singuli. Autrement dit au nom et pour le compte de l'association AFER elle-même, pour obtenir la démission forcée de Gérard Bekerman. Il souhaite aussi le remboursement des rémunérations dont celui-ci a bénéficié (1,5 million d'euros) en cumulant les pouvoirs dont il a disposé lors des assemblées générales, le rendant virtuellement inamovible. L'ancien président Guillon en appelle à la justice, « estimant que le jeu démocratique de l'association ne fonctionne pas ». Il demande ainsi aux adhérents « de ne pas envoyer de pouvoir en blanc cette année au président de l'AFER ». La prochaine assemblée générale de l'association AFER se tiendra le 25 juin à Nice.

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