Continental voit la production auto ralentir au 2e semestre

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 (Actualisé avec précisions, déclarations du directeur 
financier) 
    BERLIN, 3 août (Reuters) - L'équipementier et pneumaticien 
Continental  CONG.DE  se prépare à un ralentissement de la 
production automobile dans le monde au deuxième semestre, après 
avoir enregistré des résultats meilleurs que prévu au trimestre 
avril-juin. 
    Le groupe allemand, l'un des principaux fournisseurs de 
l'industrie automobile, bénéficie de la demande des 
constructeurs pour les systèmes d'assistance à la conduite et 
les technologies de réduction des émissions. 
    Ses résultats du deuxième trimestre ont été aidés par un 
bond de ses marges dans les pneumatiques, grâce à la baisse des 
prix du caoutchouc, mais la hausse de ses coûts de recherche et 
développement dans sa division automobile inquiète les 
investisseurs. 
    Le titre a perdu jusqu'à 3% en Bourse avant de revenir à 
l'équilibre dans l'après-midi, dans le sillage du secteur. 
    Wolfgang Schäfer, le directeur financier, a déclaré à 
Reuters que le groupe anticipait une légère baisse de la 
production automobile en Europe et aux Etats-Unis au deuxième 
semestre, et constatait également un ralentissement de la 
croissance de la production en Chine. 
    Le groupe basé à Hanovre a pourtant relevé son objectif de 
rentabilité pour l'ensemble de l'année, prévoyant désormais une 
marge opérationnelle ajustée supérieure à 11%, et non plus 
d'environ 11%, contre 11,8% en 2015. 
    Cette révision s'explique par la bonne tenue de la division 
de pneumatiques, dont la marge opérationnelle ajustée a grimpé à 
19,8% sur la période avril-juin contre 18,1% un an plus tôt, 
grâce principalement à la baisse des cours des matières 
premières. 
    Mais la rentabilité de la division automobile, qui 
représentait 60% du chiffre d'affaires du groupe en 2015, a 
reculé d'un demi-point de pourcentage à 8,6% en raison de coûts 
de R&D en hausse pour les composants électriques, la conduite 
automatique ou les systèmes anti-pollution. 
    "L'aubaine de la baisse des cours des matières premières ne 
durera pas et ne justifie pas d'acheter Continental, ce qu'il 
faut c'est plus de croissance dans la division automobile", 
commente Sascha Gommel, analyste chez Commerzbank qui est à 
"conserver" sur le titre. 
    Wolfgang Schäfer a noté que Continental avait relevé de 6% 
les prix de ses pneus de remplacement au Royaume-Uni cette 
semaine pour tenir compte de la dépréciation de la livre, même 
si ce pays représente moins de 4% de ses ventes mondiales. 
    Il a aussi ajouté que le groupe était en "discussions 
permanentes" avec les constructeurs sur les prix pour les pneus 
de première monte et qu'il devait constamment réduire ses coûts 
pour faire face à des baisses de prix de 2 à 4% par an. 
    Au deuxième trimestre, le résultat opérationnel ajusté de 
Continental s'est établi à 1,3 milliard d'euros, contre 1,23 
milliard il y un an. Les analystes interrogés par Reuters 
prévoyaient en moyenne 1,24 milliard. 
 
 (Andreas Cremer, Benoît Van Overstraeten et Véronique Tison 
pour le service français, édité par Juliette Rouillon) 
 

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