Conte Partirò

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En déplacement à Swansea dimanche, Chelsea vise un quatrième succès consécutif en Premier League au bout des premières semaines de l'ère Conte. Un mandat qui a débuté avec des promesses, des nouveautés, un retour du sourire, mais aussi la lente infusion d'une culture ouvrière. Comme si Antonio Conte voulait bousculer définitivement les choses. L'histoire n'a fait que bien commencer.

Paulo Coelho aime dire que "les rêves donnent du travail". La famille Agnelli, elle, n'a jamais parlé de ses rêves. Ce n'est pas son genre. De Giovanni, fondateur de la Fiat en 1899, à Andrea en passant par Umberto, les mots et les discours n'ont jamais changé. La Fiat est la Juventus. La Juventus est la Fiat. Les deux institutions ne font qu'une, c'est comme ça, alors elles se gèrent de la même façon. Un joueur n'est rien de plus qu'un ouvrier, les gros chiffres en plus, et il doit se comporter comme tel avec tout ce que cela comporte. Soit, un mix entre la culture de l'effort collectif, le goût du sacrifice et les valeurs ouvrières. Lors d'une prise de paroles face aux futurs entraîneurs italiens à Coverciano, l'épicentre du football italien, en janvier 2015, Antonio Conte, joueur de la Juve de 1991 à 2004 et supporter de toujours de la Vieille Dame, avait expliqué à ses semblables ceci : "Nous devons récupérer les concepts de sacrifice et de transpiration qui ont été la base de l'histoire de notre pays." L'histoire raconte que Gianni Agnelli, historique dirigeant de la Juventus surnommé l'Avvocato, aimait faire visiter l'usine Fiat aux nouvelles recrues qui débarquaient à Turin. Car la Juve ne serait rien sans ses ouvriers. Conte le sait et l'a toujours su malgré la haine profonde qui entoure les Bianconeri à travers l'Italie. Alors il a décidé de vivre sa vie selon ses principes. Il n'y a qu'à écouter ce qui sortait du bout de ses lèvres après l'élimination de l'Italie contre l'Allemagne en quart de finale du dernier championnat d'Europe : "Ces garçons laissent quelque chose d'important : la démonstration que vouloir, c'est pouvoir, et qu'à travers le travail, on peut obtenir des résultats impensables." Mais aussi lire à travers les lignes de sa première conférence donnée lors de son arrivée à Chelsea le 14 juillet dernier où il expliquait que "la principale chose à retenir de mon histoire est que je suis un travailleur. Je ne connais que ce verbe : travailler, travailler, travailler."

Langue pendue et retour à la vie


C'était il y a maintenant un peu moins de deux mois. Quelques semaines plus tôt, Antonio Conte avait promis d'offrir à ses nouveaux joueurs "la préparation la plus dure" de leur vie. L'ancien guide de la Squadra Azzurra n'a que très rarement raté ses entrées.…


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