Contador : " Je ne me vois pas dans une autre équipe "

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Contador : " Je ne me vois pas dans une autre équipe "
Contador : " Je ne me vois pas dans une autre équipe "

Alberto, vous avez fait du vélo dans le parc Bagatelle à Paris mercredi. Pourquoi ? Est-ce la première fois ?J'ai fait ça dans le cadre de mon contrat avec mon équipe Saxo Bank. L'entreprise a un siège à Paris et j'ai passé plusieurs jours ici. Du coup, j'en ai profité pour aller faire un tour en ville, et bien sûr pour faire du vélo. Pendant la saison, je n'ai pas trop le temps de partager avec les gens mais c'est toujours une bonne expérience. Même s'il a plu. Il y avait beaucoup de cyclistes et aussi des enfants. J'en ai bien profité, c'était vraiment très sympa.

Vous avez terminé quatrième du dernier Tour de France. Êtes-vous déçu de votre performance ?Non, non pas déçu. Quand tu donnes tout ce que tu as, tu ne peux pas être déçu. Je ne sais pas comment décrire cela, mais ça m'a donné une motivation supplémentaire. La motivation de gagner l'année prochaine de nouveau. Pour être honnête, je ne suis pas arrivé sur le Tour dans les meilleures dispositions. Donc non, je ne peux pas vraiment être déçu.

« Heureux de continuer avec l'équipe »

Quel est votre avenir maintenant que l'on sait que Tinkoff ne maintiendra pas son partenariat avec Saxo Bank ?L'équipe va continuer avec les sponsors qui sont déjà là. Je pense que l'équipe va continuer sans aucun problème de toute façon.

On sait que vous avez accepté une réduction de votre salaire de 15%. Cela vous a-t-il fait douter ?Tout d'abord, ce qui sort dans la presse, parfois c'est vrai, parfois c'est faux (sourire). La seule chose que je peux vous dire à ce sujet c'est que je suis très content de continuer avec l'équipe Saxo Bank. Pour tout vous dire, je ne me vois pas dans une autre équipe.

Le monde du cyclisme souffre lui aussi de la crise. Est-ce difficile à vivre pour un coureur ?Oui. Nous souffrons au même rythme que tout le monde les politiques de réductions des coûts des grandes multinationales. Cela a un impact mécanique sur nos sponsors, c'est vrai que c'est plus compliqué maintenant qu'il y a 10 ans par exemple.

Quel autre champion aimeriez-vous avoir dans votre équipe l'année prochaine ?Il n'y en a pas en particulier. Je crois que tous mes coéquipiers sont aujourd'hui de grands champions, des équipiers modèles. Ceux que j'ai me conviennent, et non, vraiment je n'en veux pas d'autre (sourire).

Vous serez au départ du prochain Tour de France ?Oui bien sur !

« Chris Froome a gagné grâce à son travail »

Quelle course voudriez-vous faire en 2014 ?Je veux faire un bon début de saison. Le calendrier est encore assez ouvert donc je n'ai pas encore choisi. Mais je veux vraiment faire un bon début de saison. Mes objectifs sont évidemment le Tour de France, et si tout va bien la Vuelta.

Quelle signification aurait pour vous une nouvelle victoire sur le Tour de France ?Cela signifierait juste une victoire de plus (sourire).

Il y a eu beaucoup de doutes autour de la victoire de Chris Froome cet été. Que pensez-vous de tout cela ?Moi ce que je vois, c'est qu'il a réussi. C'est surtout grâce à son travail et à ses sacrifices. Je crois qu'il l'a fait en respectant les règles et les contrôles anti-dopage sont là pour le confirmer.

Cela vous plairait-il d'avoir Fernando Alonso comme directeur d'équipe ?Je préfère l'avoir comme ami que comme directeur d'équipe. Mais mis à part ça, le fait que Fernando ait envie de venir comme sponsor est une très bonne chose. Vu que la situation est compliquée, je pense qu'il peut apporter de belles choses au monde du cyclisme, notamment en s'appuyant sur son expérience en F1. Je pense que ce serait une bonne chose s'il apportait son soutien à une équipe 100% espagnole. Mais une fois encore, je ne me vois pas quitter Saxo Bank donc cela ne me concerne pas.

Le nouveau président de l'UCI a déclaré qu'il voulait blanchir les champions qui accepteront de parler de dopage. Qu'en pensez-vous ?Il y a un vrai changement. Nous avons passé beaucoup de temps avec les mêmes personnes à la tête de l'UCI, des personnes qui ont gouverné le cyclisme d'une manière ou d'une autre. Pour ma part, je pense qu'un changement est toujours bon.

VeloNews affirme qu'en 2010 votre équipe a tenté de payer le président de l'UCI pour tenter d'étouffer votre contrôle positif. Qu'en pensez-vous ?Franchement, quand cela est sorti, je ne l'ai pas vu. J'étais surpris mais honnêtement, je suis certain que ce n'est pas vrai.

Avez-vous dit toute la vérité aujourd'hui ?(Rires) Oui sinon je n'aurais pas fait l'entretien.

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